slowliving

Notre maison minimaliste – Home tour!

Notre maison minimaliste – Home tour!

On vous invite à l'intérieur de notre maison pour vous montrer notre chez-nous, qu'on a rempli uniquement de choses seconde-main, avec petit budget et selon nos valeurs de minimalisme et zéro déchet. Bonne visite!

J’ai décidé de ne plus jamais « ne pas avoir le temps » – mes semaines de 25 heures

prendre le temps - comment j'ai laissé aller plein de projets pour moins, mais mieux travailler et profiter de la vie

Manquer de temps. Ça m’a toujours particulièrement énervée. J’ai toujours été très occupée. Même au secondaire, j’avais un horaire de ministre, jonglant avec je ne sais pas combien d’activités sportives et un profil académique de futur médecin (la réalité m’a rattrapée au cégep : rien à foutre des sciences!). Une phrase que mon père m’a toujours répétée et qui me faisait DONT lever les yeux au ciel… Chaque fois que je disais “je n’ai pas le temps”, il me corrigeait en disant : “Non non. Tu ne PRENDS pas le temps, c’est différent.”

Avec plus de maturité, j’ai fini par comprendre que mon père a raison, tellement raison. On a toujours le temps, mais on le prend rarement. On est très bons pour mal le répartir, en fait. Beaucoup pour le travail, peu pour le reste. Mais pourquoi?

Remarquez, j’étais comme ça aussi il n’y a pas si longtemps. La journée typique? Travail de 7 h 30 à 20 h 30. Et souvent 6 jours sur 7. Belle hygiène de vie (not).

Plus jeune, je m’imaginais un jour genre VP communications dans une grosse entreprise. La grosse job, les grosses heures. Le standing, le leadership et le style de vie qui viennent avec aussi. (Puis, j’ai travaillé en entreprise et j’ai vu que ce n’était pas pour moi. Je n’aime pas avoir un patron et aller travailler dans un bureau. Et quand c’est trop répétitif. Et quand je trouve les tâches qu’on m’assigne niaiseuses. OUPS!)

Puis je suis partie à mon compte, en faisant mes propres affaires, créant mon emploi de rêve à moi. LE RÊVE! Je vous jure. Pas une journée depuis je n’ai regretté mon choix et chaque matin, je suis excitée de commencer à travailler. J’ai toujours adoré les lundis depuis! Le problème avec ça, c’est qu’on est passionnée par ce qu’on fait. Et quand on est entrepreneur, on est passionné en tabarnouche par notre entreprise. Notre cerveau n’arrête JAMAIS. Et il y a toujours quelque chose à faire. C’est ainsi qu’on se retrouve à prôner (et rêver de) l’équilibre de vie, mais à travailler 75 heures par semaine, tout le temps.

La zénitude, le bien-être, l’équilibre… Toutes des choses dont je faisais (et fais toujours) la promotion. J’étais bien quand même han, je veux préciser. Mais ça fait cordonnier mal chaussé pareil de travailler autant, en ventant tout ça!

Puis, une petite chose est venu me donner le coup de pied aux fesses dont j’avais besoin. Mon enfant.

Le déclic

J’avais réussi à me préparer 2 mois de congé de maternité en créant beaucoup de contenu d’avance et en déléguant. Vers la fin de ces 2 mois, le travail m’a rattrapé de plein fouet. Concours de circonstances, je me suis retrouvée à devoir faire mon rythme d’avant, mais avec un bébé de 2 mois. Heureusement, Stan était à la maison avec moi, donc il pouvait s’occuper de Clara. Je l’allaitais, puis je me remettais à travailler. À faire les mêmes choses qui me passionnaient avant, mais qui là, soudainement, ne me plaisaient pas du tout.

Ça me fâchait TELLEMENT de manquer de précieux moments avec ma fille. Une semaine de ce régime et ça a été la fin. Non, c’est pas vrai que je vais manquer des moments de sa vie et être sporadiquement là. Je ne veux pas être une maman qu’elle voit rarement, parce qu’elle travaille trop. Le travail est important pour moi, mais ma famille aussi.

J’ai compris qu’avoir carrière de rêve et être la maman que je veux être, ça se peut. C’est possible d’être les deux, de tout faire et de bien le faire. De ne pas négliger une sphère de ma vie pour l’autre.

Alors, concrètement, j’ai fait quoi?

De l’introspection, beaucoup d’introspection. Et surtout, j’ai fait des listes et j’ai écrit. J’ai mis sur papier TOUT ce que je faisais, tout ce qui remplissait mes journées. Et j’ai regardé chaque chose avec honnêteté. Est-ce que j’aime réellement ça? Est-ce que ça me passionne? Pourquoi je le fais?

Si les réponses n’étaient pas dans l’ordre de “je le fais parce que ça ma passionne, ça me rend heureuse et ça fait vibrer mon coeur” (genre), bye bye. Même si c’est un beau projet. Même si je suis bonne là-dedans. Même si ça aide ou fait du bien à plein de gens.

J’ai donc laissé-aller plein d’affaires, vraiment plein d’affaires.

J’ai aussi écrit un article sur le blogue de Fit Hippie qui complète bien celui-ci pour parler du processus, surtout avec Fit Hippie. Parce que j’ai laissé aller beaucoup de choses avec cette entreprise.

Le plus gros move ici a été de me départir de l’Académie du Blogue. Si vous ne connaissez pas, c’est un gros projet que j’ai démarré dans le but d’aider les blogueuses (en devenir ou aguerries). J’ai démarré ça à l’hiver 2016 et déjà, y’a plus de 2000 personnes (!) qui ont fait mes cours. Honnêtement, c’est big et c’est une entreprise avec un énorme potentiel. Ça a été une pionnière dans l’univers du blogging en français. Ça aide encore des milliers de personnes et la communauté Facebook est super active et une des plus belles du Web dans le domaine. Et côté financier, elle rapporte bien et sans y mettre trop d’efforts (le bonheur d’automatiser ses choses!). Alors, pourquoi m’en départir?

Parce que ce n’est plus aligné avec qui je suis, ma mission et comment je veux faire une différence dans la vie des gens. Ça n’enlève absolument rien au projet, c’est simplement moi qui a dévié. Et surtout, pour travailler seulement 25 heures par semaine, faut faire des choix. Ces 25 heures, il faut les remplir avec grande attention, et seulement de choses 100 % alignées avec nous. C’est la clé du succès. Aussi beau soit le projet, il ne rentrait plus dans ces critères.

La vie est bien faite. Je me questionnais à savoir si je faisais simplement le fermer ou le laisser-aller. Ça, ça m’aurait vraiment fait de la peine, parce que c’est un projet qui aide encore beaucoup de personnes. Puis, la vie a mis Camille sur mon chemin. Camille qui TRIPPE sur le projet et veut l’amener là où il mérite d’aller, qui a les connaissances et la passion pour le faire.

Alors voilà, j’ai vendu l’Académie du Blogue.

La majorité des gens n’ont pas compris le move et m’en ont découragée. Mais je suis restée bien campée sur ma décision. Je savais que c’était la chose à faire. Je me suis écoutée et mon Dieu que je ne le regrette pas! Quand les choses coulent d’elles-mêmes et se font sans pousser, sans forcer, c’est signe qu’on a pris la bonne décision.

Épinglez-moi pour retrouver l’article plus facilement et le partager sur Pinterest ♥ 

Épinglez-moi pour retrouver l’article plus facilement et le partager sur Pinterest ♥ 

Mais aussi

Et sinon, j’ai vraiment mis la hache dans Fit Hippie, pour ne garder que ce qui me fait réellement tripper, j’ai redéfini ce que je voulais faire avec Bulles & Bottillons, j’ai délégué beaucoup de choses et j’en ai tout simplement supprimer plein d’autres. Je me suis fait une belle liste de projets qui m’allument vraiment beaucoup, mais qui viendront en temps et lieu. Ma règle : tant que je n’ai pas réellement le temps, je ne me lance pas là-dedans. (Même si j’ai vraiment hâte ahah!)

Et j’ai démarré un nouveau projet, qui me fait vraiment, mais vraiment vibrer. J’ai mis un nom sur ma philosophie de vie et d’entrepreneuriat et j’ai envie de la partager au plus de gens possible. D’aider d’autres femmes comme moi à ralentir, à arrêter de trop travailler et à prendre plus de temps pour elles et leur famille. À avoir du succès en affaires, plus qu’assez de moyens, sans rien sacrifier. Je vous présente le slowpreneuriat!

Slowpreneuriat – le slow toute en business

Sur la liste des beaux projets à faire lorsque j’aurai le temps (ahah), il y a un podcast associé à ça, où je veux interviewer d’autres entrepreneures qui travaillent moins, mais ont du succès, des femmes inspirantes et motivantes. Le slow toute sera à l’honneur, avec une twist de business. (J’ai déjà plein de noms en tête, mais n’hésitez pas à me dire celles que vous aimeriez entendre!)

Pour l’instant, je me concentre sur le coaching, l’accompagnement. J’y prends vraiment plaisir et c’est fou à quel point j’aide, concrètement et avec des résultats, les femmes que j’accompagne.

Mais là… Tu veux travailler moins, mais tu démarres un nouveau projet?

Eh oui! En fait, j’ai d’abord pris le temps de réfléchir à ce que j’aimais le plus de chacun de mes projets et inspirer, aider, avoir un impact positif, accompagner les gens dans leurs changements, etc. revenait vraiment souvent. Je le fais, dans chacun de mes projets, à différents niveaux et de différentes manières. Mais là, j’avais envie de le faire à 100 %, de manière hyper concrète.

En plus, j’ai tellement fait un beau ménage dans mes tâches que j’ai le temps et l’espace pour le faire et surtout, bien le faire.

Et finalement, j’ai pris mon temps. J’ai l’habitude de lancer un projet en quelques jours. J’ai l’idée, je mets tout sur papier, je bâtis ma stratégie et hop, je clanche mon site Web! Cette fois, j’ai vraiment pris mon temps. Presque 2 mois! C’est énorme pour moi! J’ai fait les choses lentement et quand j’avais du temps libre.

Donc voilà! Si le service vous intéresse, j’offre un accompagnement total de 6 mois, pour 12 femmes seulement. Ça allie un mix de coaching d’entreprise, bien entendu, mais aussi de développement personnel, de travail sur le mindset et la confiance. On fait un gros ménage de vos tâches, projets, passions et priorités, pour amener le plus de clarté possible dans votre mission, votre public cible votre entreprise. Tout ça dans le but de diminuer vos heures de travail, de mieux travailler, de profiter de la vie davantage et d’avoir plus de revenus. D’être juste bien et heureuse, tout en étant à la tête d’une entreprise qui vous ressemble, vous passionne et vous gonfle le coeur de fierté.

Et pour celles qui ont besoin d’un coup de main tout de suite là là, j’offre une version express de 3 heures, ou encore, une rencontre d’une heure.

Ces dernières sont parfaites pour celles qui ne sont pas nécessairement entrepreneures, pour amener plus de clarté sur vos objectifs, vous aider à débloquer, vous donner de nouvelles perceptives, valider une idée ou un projet et le mettre en place, etc.

J’ai aussi un exercice gratuit pour faire le ménage dans vos projets, juste ici.


J’espère que cet article vous incitera à ralentir et vous montrera que c’est tout à fait possible de faire ce qu’on aime, de profiter de la vie, de faire autre chose que juste travailler, tout en étant capable de vivre. Écoutez-vous, faites-vous confiance. Si votre intuition vous dit de lâcher tel ou tel projet, mais si, logiquement, ça ne fait pas de sens ou que tout le monde vous dit de ne pas faire ça : écoutez-vous. Vous savez ce qui est bon pour vous. Vous vous connaissez mieux que quiconque.

N’hésitez jamais à dire non. C’est correct! Dire non aux autres, c’est dire oui à soi-même. Prendre soin de soi, de ton temps, de sa santé mentale, c’est prioritaire. Pas égoïste. Quand on se met en priorité, on est mieux dans notre peau, mieux disposée à aider les autres, à être un modèle, à inspirer et à être 100 % présente dans ce qu’on fait. Et ça, c’est tellement précieux.

N’hésitez pas si vous avez des questions ou commentaires, ou avez envie de jaser de tout ça! Je ne suis pas la plus rapide à répondre (je suis #slowtoute pour vrai haha!), mais je réponds toujours.

Josée-Anne xx

Déménager en France – premier bilan!

Déménager en France avec un bébé de 3 mois

Ça fait déjà un mois qu’on a déménagé notre petite famille en France! Ça passe tellement vite, c’est incroyable. Ça n’a vraiment pas été de tout repos, surtout les quelques jours avant, pendant et après, mais je suis quand même surprise de la simplicité de la chose. Encore une fois, rien ne s’est passé comme prévu (sérieux, est-ce que ça arrive que les choses se passent comme prévu!?), mais comme d’habitude, on a lâché prise et on a suivi le flow.

D’abord, les quelques jours avant le déménagement ont été assez intenses, puisqu’on devait vider la maison où on était, la remettre dans son état initial, tout déménager chez mes parents et faire les valises. Avec un enfant de 3 mois. On pensait au départ être capables de partir avec seulement les valises auxquelles on avait droit (4 valises et 2 carry-on). LOL! On est finalement partis avec 2 valises surdimensionnées, 2 carry-on, nos 2 sac à dos, le sac à couche, la poussette, le siège d’auto et 5 grosses valises. OUF!

Avec du recul, l’arrivée à l’aéroport de Montréal a été comique. On s’est présentés 4 heures d’avance, pour être certains que tout puisse embarquer : heureusement! Finalement, on avait une valise qui était trop lourde de… 23 KILOS!!! Ahahah bravo à nous. Mon père est allé acheté une autre valise et on s’est mis à tout remanier pour que toutes nos valises aient le bon poids. La dame de l’accueil a tellement ri de nous quand elle nous a vu arriver! Mais elle a été super gentille, compréhensive et a travaillé fort pour qu’on ne paie pas 10 000 $ en extra (merci!).

Dans l’avion, Clara, cette enfant pleine de belles surprises, a été UN ANGE. Le vol nous stressait un peu. Imaginez passer 7 heures, de nuit, avec un bébé qui pleure tout le long. Mais elle a été calme dans mes bras, je l’ai allaitée au décollage, puis on l’a couchée dans la petite bassinette fournie par l’avion et elle a dormi jusqu’à l’atterrissage, où on l’a réveillée pour qu’elle boive. Quand la dame derrière nous a vu qu’on avait un tout petit bébé, elle a dit, bien exaspérée “ah non, j’espère qu’on pourra changer de siège, y’a un bébé devant nous”. BEN QUIN TOÉ MADAME, VOICI MON ENFANT PARFAIT! Ahahah! Non mais sérieusement à la fin elle m’a dit « mon Dieu on ne l’a pas entendue du vol, c’est fou! » (J’étais aussi surprise/soulagée que vous madame).

Clara qui dort dans l’avion ♥

Clara qui dort dans l’avion ♥

Même branle-bas de combat à l’arrivée. On récupère les 9 valises et tout le tralala. Heureusement, le père de Stan (fouillez-moi comment) a réussi à nous rejoindre au terminal des bagages, donc il nous a aidé à tout récupérer, mettre sur les chariots et amener les-dits chariots.

Une fois à la maison, on a été surpris. Agréablement et pas mal moins agréablement. D’abord, on a adoré la maison! Il faut comprendre qu’on ne l’avait jamais vue en vrai. Seulement en photos (pas mal floues ahah). Le père de Stan avait eu la gentillesse (encore!) de la visiter pour nous et nous avait dit qu’on y serait bien. Donc oui, la maison était vraiment géniale. Petite, mais parfaite pour nous, 2 grandes chambres, un bureau, une petite cour (un jardin, pardon) et la pièce principale (salon, cuisine, salle à manger) la plus lumineuse qui soit. On voulait une maison super bien éclairée naturellement et on a été servis! C’est tout simplement magnifique. Dès qu’on a franchi la porte, on savait qu’on y serait bien.

Mais OH BOY qu’elle avait besoin d’amour.

Sale, sale, sale. Des toiles d’araignées partout, tous les éviers bloqués, une laveuse complètement moisie, un comptoir de cuisine pas fini, de la poussière partout, le système de ventilation dégoutant, la cour laissée à l’abandon depuis probablement 3 ans : Que des mauvaises herbes hautes au genou), des finitions plus que douteuses (la peinture à refaire partout, le baignoire brisée, les moulures mal mises, un vieux papier peint dégueux – nommé le donjon, posé directement sur le plâtre (#BRAVO). Bref. Vous voyez le genre!

Ajoutez à ça qu’on arrivait avec rien. Oui bon, 9 valises. Mais aucun meubles, rien pour remplir les armoires. C’était surtout les affaires de Clara, nos vêtements, un peu de livres, quelques cadres et mes herbes (hippie de même la fille). Et on a décidé qu’on s’équiperait uniquement en trucs usagés (je vous ferai un article juste là-dessus, en vous montrant le résultat final!), donc ça nous a demandé 4 fois plus de temps.

(Le tipi de Babilles & Babioles nous a suivi du Québec, dans un sac à ski ahah! + vous voyez un bel exemple de la magnifique luminosité qu’il y a dans la maison)

Mais ça nous allait. Au lieu de capoter et de tout vouloir faire en quelques jours (mon style, d’habitude), on a décidé de ne pas stresser pour ça et de prendre notre temps, pour fouiller et trouver des items coup de coeur dans les brocantes, les ventes de garage et sur les sites de seconde-main. Et pour l’état de la maison, d’y aller une étape à la fois, sinon c’est beaucoup trop décourageant.

Ce n’est pas encore tout à fait terminé, mais on y est presque.

Déménager avec un bébé de 3 mois, ce n’est pas évident, mais quand on prend notre temps et qu’on suit son rythme, ça se fait très bien.

Et là, la France, c’est comment?

Alors, on est en Bretagne, sur la presqu’ile de Quiberon. On habite dans ce village de 6000 habitants, mais on est à l’extérieur du centre-ville dans un tout petit quartier trop mignon qui s’appelle Kerniscop. C’est sur une bande qui longe l’océan qui s’appelle la Côte Sauvage. C’est vraiment magnifique! Notre maison est au bout d’une impasse, donc derrière nous, c’est la forêt. Il n’y a donc jamais de voitures. Quelques vélos et quelques chevaux (un sentier passe devant chez nous), c’est tout. C’est hyper tranquille, on adore!

Ici, vous voyez, on est à 4 minutes à pied de la maison.

Et le plus beau… On est à 300 mètres de la mer. On y est à pied en 5 minutes. À marée basse, il y a même une plage et un spot de surf à cet endroit, qu’on a découvert cette semaine! (On capotait). Sinon, les endroits où on aime beaucoup surfer sont à 5 minutes de voiture. Le rêve!

Les paysages sont à couper le souffle, il fait beau chaque jour (on a eu une journée grise en un mois…!). Les nuits sont fraiches, mais le jour, il fait 25-30 degrés. On va à la plage et on surfe tous les jours. On prend des marches. On va au marché (j’ai une grande passion d’aller au marché ahah). Les gens sont super gentils et je ne me fais pas trop achaler avec mon accent. (Je suis agréablement surprise de ça!). J’ai déjà quelques marchands chez qui je vais chaque semaine qui me reconnaisse et avec qui je jase, c’est l’fun :) Clara s’adapte super bien aussi.

Un de nos nouveau spot de surf.

Je me sens en vacances depuis que je suis ici, je pense que c’est vraiment bon signe! Bon, il y a aussi eu le fait que ça a pris deux semaines avant qu’on aille internet, donc je n’ai pas travaillé pendant ces deux semaines. Mais encore aujourd’hui, je me sens tellement zen et sereine. C’est peut-être la mer? Le fait que j’ai décidé de travailler moins et de profiter plus?

Sinon, voici quelques observations / faits cocasses :

  • Presque chaque fois que je conduis, il y a un moment où je croise une voiture et je dois fermer les yeux parce que j’ai peur qu’on s’accroche. Les routes ne sont VRAIMENT pas larges.
  • Je suis un peu cowboy dans les ronds-points.
  • Y’a pas de moustiquaires. Tu ouvres les portes et fenêtres et c’est ça. Les bibittes rentrent et c’est normal. (Heureusement, il y a très peu de moustiques).
  • Parfois, on me parle spontanément en anglais quand on entend mon accent (!?)
  • Je me fais regarder croche chaque fois je que dis à Clara qu’elle est bonne. (Ici bonne = bien faite… oups!)
  • Les trottoirs sont également des places de stationnement acceptables.
  • Afficher les noms de rue et numéros de maison est quelque chose de TRÈS facultatif. Vraiment pratique quand tu vas chercher un meuble dans un village inconnu pour trouver ton chemin. NOT.
  • L’essence coute VRAIMENT cher. Je pensais que ça coutait cher au Québec, mais wow! Heureusement, on prend peu la voiture.
  • Le dimanche tout est fermé (mais ça, je trouve ça vraiment l’fun. Ça empêche de se rabattre sur le magasinage quand tu n’as rien à faire.)
  • Le soleil se couche super tard (il fait complètement noir vers 23 h 15), mais se lève tôt (6 h). Ça fait vraiment des belles journées!
  • Bon, ça je ne vous apprends rien, mais le vin et le fromage sont pas cher et tellement bons! YEAH!
  • On n’amène pas sa chaise à la plage, sauf si tu as 75 ans et plus.
  • Parfois, mais pas tout le temps, tu dois laisser passer les voitures qui arrivent d’une petite rue sur la droite. Même si tu es sur un chemin qui roule à 90. Genre tu sacres les brakes pour laisser passer la voiture. (!?) J’oublie souvent, j’avoue.
  • Y’a pas de casse-croute :(
  • Y’A PAS DE KALE!!! Ça, c’est la plus grosse tristesse d’être ici. Je suis en manque grave de kale. Quelqu’un veut m’en shipper?
  • Y’a des boulangeries partout, ça compense un peu pour le kale. Un peu.
  • C’est comme mal-vu d’avoir les cheveux rose/bleu/mauve/et compagnie. Mais si jamais je remets mes cheveux rose ou mauve, je vais le faire fièrement pareil.
  • Tout le monde se vouvoie spontanément, même les jeunes. Un pays poli!
  • Le rayon beurre de peanut se limite à… deux pots.

Alors voilà! On est bien contents d’avoir fait le move. On s’y sent bien et chez-nous. On a un peu hâte de se faire des amis, mais ça viendra. Sinon, ma mère nous rend visite demain (YAY!), la famille de Stan est venue la semaine passée, son papa est dans le même village que nous et on a des amis qui viennent en septembre. Et on revient 2 semaines en octobre pour le Camp Fit Hippie. On ne s’ennuie pas trop :)

N’hésitez pas si vous avez des questions ou des suggestions pour celles qui sont déjà venues dans notre coin.

Minimalisme et slowliving : donner du temps, le plus beau des cadeaux

minimalisme et slowliving donner du temps en cadeau

Vous l’avez peut-être vu sur Facebook, hier, c’était la fête de Stan, mon chéri. Pour l’occasion, j’avais décidé de prendre congé. Une vraie journée off, sans me connecter, sans courriels, sans médias sociaux. (Ok, j’ai mis une photo sur Instagram avant qu’il se lève hihi).

On est deux adeptes du minimalisme et du slowliving, en tout cas, on essaie le plus possible de se diriger vers ce mode de vie où on consomme moins, on consomme mieux et on ne s’encombre pas de choses inutiles et de bébelles. Et où on profite des petits bonheurs simples, en prenant notre temps.

Alors on fait quoi quand c’est un anniversaire? Noël? Notre anniversaire de couple? Donner un cadeau, c’est tellement imprégné creux dans notre mentalité, n’est-ce pas? C’est même impensable de ne rien donner de physique.

D’abord, je tiens à le préciser, si on a BESOIN de quelque chose, on se permet quand même de se l’offrir. C’est là la grosse différence je pense. Donner juste pour donner, versus donner quelque chose d’utile, dont la personne a réellement besoin. Je ne peux pas vous dire ce que je lui ai donné parce que c’est arrivé en retard avec le shipping, donc il va seulement l’avoir demain :P Et je ne peux pas trop donner d’indices parce qu’il est ben perspicace et lit souvent mes articles ahah. Mais ce n’est rien d‘extravagant, ça dure longtemps et ça fait un moment qu’il me dit en avoir besoin. Voilà.

Maintenant, qu’est-ce que j’ai fait pour souligner son anniversaire? Et je pense sincèrement que c’est le plus beau cadeau qu’on aurait pu se faire. Du temps, des moments ensemble.

Quand il s’est levé, j’avais préparé des petites attentions toutes simples : préparé la table pour son petit déjeuner, décoré un tout petit peu le manteau de foyer (il faut savoir qu’on habite le chalet familial pour quelques mois, donc pas à notre image. J’ai finalement pris le temps de nous faire un petit coin à nous, dans la pièce où on passe tout notre temps) et mis une bannière “Bonne fête” homemade.

Dans son assiette, il y avait trois “cadeaux”. Une belle lettre d’amour / carte d’anniversaire. Une guirlande de photos style polaroid (on n’avait aucune photos de nous! Maintenant ça décore un petit peu notre chambre) et mon cadeau principal. Une feuille de papier expliquant que j’ai tout planifié mon horaire de la semaine en fonction de cette journée spéciale. J’avais tout préparé pour prendre congé et ne pas travailler. On avait donc la journée entièrement à nous, pour faire ce qu’on voulait.

La journée a été simple et douce. On a pris notre temps, on a déjeuner ensemble (chose qu’on ne fait jamais). On s’est pratiqués à plier/déplier la poussette et “brancher” la coquille du siège d’auto à la poussette. (Sérieux, il FAUT se pratique ahah! On est NULS! Ça nous fait bien rigoler et on va se sentir un peu plus aptes quand mademoiselle va arriver). On est allés à la piscine. Stan adore nager, ça fait un moment qu’il essaie de me convaincre d’y aller et je sais que c’est bon pour bébé. Alors on est allés à la piscine ^_^

On est ensuite allés dîner dans un restaurant qui nous appelait, pendant qu’on se baladait downtown Ste-Agathe. On ne va jamais au restaurant, c’était l’fun de placoter en mangeant, en prenant notre temps.

On a fait les courses pour le souper et on s’est fait un beau souper en tête-à-tête.

On s’entend, c’est plutôt banal comme journée. Ça pourrait ressembler à n’importe quel jour de week-end. Mais pour nous, c’était tout sauf banal. C’était notre journée à NOUS. Relaxe, douce, simple, décontractée. Une vraie journée #slowliving, qui fait du bien.

Et le soir, on en jasait, et passer du temps avec quelqu’un, c’est vraiment le plus beau cadeau qu’on puisse faire. Stan a adoré et a été touché 1000 fois plus que si je lui avais donné n’importe quel objet matériel. On s’est créé des souvenirs, on a contribué à notre complicité.

La beauté est souvent dans les choses les plus simples, non?