se débarrasser de ses choses

L’art de laisser-aller : vous êtes capable

L’art de laisser-aller : vous êtes capable

Pas facile de laisser-aller des projets, des activités, des choses qu'on aime, n'est-ce pas? Mais en faisant ça, vous allez laisser de la place pour ce qui compte réellement pour vous. Et ça, ça change une vie.

Avoir un bébé et pratiquer le minimalisme : c’est possible?

Bébé et minimalisme c'est faisable?

Bébé et minimalisme –  deux mots qui, au premier coup d’oeil, sont difficiles à associer. Et avec raison : OMG qu’il y a du stock à avoir quand on a un bébé! Et surtout, c’est fou à quel point on se fait dire qu’il y a 1001 “essentiels”, alors qu’ils ne le sont pas du tout. La famille veut contribuer et gâter l’enfant aussi, pas simple de réfréner leurs ardeurs ou de leur faire comprendre nos valeurs de consommation. Bref, voici, bien humblement, nos petits trucs pour essayer de rester le plus possible dans le minimalisme avec un bébé. En passant, c’est un travail au quotidien, qu’on améliore constamment : on est LOIN d’être parfaits dans le domaine.

Discuter de nos valeurs

Avant, c’est important de s’asseoir avec sa douce moitié pour décider des limites. Où accepte-t-on d’être minimaliste? Qu’est-ce qui est important pour nous? Est-ce qu’il y a des “règles” qu’on veut instaurer? C’est important d’en discuter ouvertement pour bien être sur la même longueur d’ondes. C’est ce qui aide, par la suite, à s’entraider et se ramener l’un et l’autre vers le droit chemin. Stan est ben bon pour me faire redescendre sur terre quand je capote devant un toutou cute ahah ou une paire de mini chaussures (c’est siiiiiii cute!).

En parler à notre entourage

Une fois votre plan bien établi, ça va être l’heure de l’expliquer à votre entourage. Ça, honnêtement, c’est la portion la moins facile. Parce que ce n’est vraiment pas tout le monde qui comprend cette démarche. Et, on ne peut pas leur en vouloir, nos familles sont souvent hyper enthousiastes avec l’arrivée des enfants – ils veulent juste bien faire en nous donnant des cadeaux. Mais c’est important d’en jaser. On a expliqué à nos proches qu’on ne voulait pas de bébelles en plastique et/ou à batteries. Qu’on préférait privilégier le seconde-main et les compagnies locales. Qu’on ne veut rien de jetable. Et rien d’inutile. Pas besoin de 4 couvertes, 8 hochets, 20 jouets d’éveil, 6 jouets de dentition, etc. Une fois qu’on a un exemplaire de quelque chose, c’est assez.

Armez-vous de patience, c’est quelque chose que vous devrez constamment répéter. Et vous devrez tenir votre bout. Bon, ça dépend avec qui. Ne partez pas une chicane familiale avec la grande tante de votre chum pour ça, mais avec vos proches à vous, tenez votre bout. Ma mère est ben horrifiée qu’elle ne puisse pas donner de cadeaux, ou très peu à notre fille, mais c’est comme ça. On n’en a pas besoin, elle non plus. On ne veut pas qu’elle se retrouve avec 14 000 jouets inutiles. On suggère un livre ou une activité avec elle. Les enfants s’en foutent d’avoir un jouet de plus, ce qu’ils veulent, c’est du temps de qualité avec leurs proches.

Couper dans l’inutile

DEAR GOD qu’ils ont inventé 14 000 cossins qui servent à rien. Faites juste entrer chez Toys R Us et compagnie, vous allez immédiatement comprendre. On a été une fois et on voulait pleurer de désespoir. (Ok, juste moi ahah). Juste.Des.Cossins.

Quand on prend le temps d’y penser, il y a beaucoup de choses dont on n’a pas vraiment besoin ou encore, où on peut choisir une alternative plus durable. Parce que le minimalisme, c’est aussi ça. Ça ne veut pas dire de ne rien posséder pour notre enfant (ça serait pratiquement impossible, de toute façon), mais de mieux choisir, de trouver des options de meilleure qualité, qui vont durer plus longtemps, etc.

Toutes les chaises, sièges, balançoires, Bumbo et compagnie… UN endroit pour déposer bébé, c’est utile et ça suffit. Pas besoin du Bumbo, de la chaise qui vibre, de la chaise qui saute, de la chaise d’éveil, de la balançoire qui saute (l’étape d’après, t’sais) et compagnie. Pensez aussi à regarder avec vos amies maman (pour emprunter) ou sur Kijiji pour une option seconde-main.

Aussi, dans le même ordre d’idée, les tapis d’éveil. Rois incontestés de la bébelle Fisher Price qui flash de toutes les couleurs et fait tous les sons possible. C’est une fausse croyance de penser que les bébés ont besoin de toute cette stimulation. Il y a des options faites à la main, en bois, qui vont être tout aussi stimulantes pour bébé et beaucoup plus douces pour vos yeux et vos oreilles. En plus, elles brisent beaucoup moins, durent plus longtemps et ne se démodent pas. Et ne sont pas faites dans des manufactures en Chine.

Tout ce qui touche l’alimentation, c’est également facile d’y couper. Pas besoin de vaisselle de plastique (voir plus bas). Pas besoin de l’arbre pour faire sécher les biberons (je sais pas vous, mais moi, ils sèchent très bien sur le comptoir!). Pas besoin de stérilisateur (les lave-vaisselle le font, sinon, tout le monde est capable de faire bouillir un chaudron d’eau!). Pas besoin de la brosse spéciale pour nettoyer les biberons (n’importe quelle brosse à vaisselle fonctionne). Et ainsi de suite…

Le fauteuil d’allaitement qui n’a jamais servi. On va le remettre dans le salon!

Le fauteuil d’allaitement qui n’a jamais servi. On va le remettre dans le salon!

Il est facile de couper dans les meubles aussi. Pensez à utiliser une commode plutôt qu’une table à langer. Non seulement, le format est vraiment plus pratique, mais vous pourrez le conserver pour tous les stades de votre enfant. Un matelas à langer sur le dessus et hop, le tour est joué! Les fauteuils d’allaitement dans la chambre… On en avait mis un (le fauteuil du salon qu’on a apporté dans la chambre de Clara.) Ben devinez quoi? Je ne l’ai pas utilisé une seule fois. J’allaite dans mon lit à moi, ou dans le salon. Je suis bien contente qu’on n’ait pas acheté un fauteuil juste pour ça!

Remplacez le plastique aussi souvent que possible

C’est non seulement meilleur pour l’environnement, mais également une solution beaucoup plus durable. On a remplacé les biberons de plastique par des biberons en verre, la vaisselle de plastique pour bébé par de la vraie vaisselle (il y a plein d’études qui montrent que de toute façon, les enfants apprennent beaucoup mieux ainsi et deviennent autonomes plus rapidement). PS : on n’est évidement pas rendus à utiliser de la vaisselle pour Clara, mais c’est le plan.

On a dit non aux moniteurs d’écoute. De toute façon, c’est petit chez-nous.

On n’a pas de parc pour l’instant. Tant qu’on n’en a pas besoin, on s’en passe.

On n’a pas de petit bain pour nouveau-né, on prend notre bain avec elle, tout simplement.

On a un porte-bébé, en tissu (une écharpe). Elle est super pratique, jolie, prend peu de place, coûte vraiment moins cher que les sacs pour porter bébé et, sans me lancer là-dedans, il y a tellement de bénéfices à porter bébé en écharpe.

Pour le mobile, je l’ai fait moi-même avec des cristaux, des coquillages et un support de bois. C’est 100 plus joli qu’un mobile en plastique qui fait du bruit et c’est bien plus significatif.

Bref, c’est beaucoup plus facile qu’on pense de ne pas faire entrer de plastique et bébelles dans la vie de bébé!

Magasinez en friperie

Environ 90 % des vêtements de Clara sont seconde-main. On les a trouvés en friperie ou sur des sites de vente seconde-main, comme Vinted. On acheté quelques (genre 4) morceaux coup de coeur et sinon, le reste on l’a eu en cadeau. Mais très peu, on a vraiment bien passé le message, les gens nous achètent très peu de cadeaux ahah!

Surtout pour la première année, les enfants passent tellement vite à travers leurs vêtements… Clara est rendue à 7 semaines seulement et c’est déjà notre deuxième visite à la friperie pour renouveler ses petits pyjamas, parce qu’ils ne font plus. On ramène les anciens et on repart avec ceux qu’il faut, pour une vingtaine de dollars. Un des avantages de fonctionner comme ça aussi, c’est que ça ne brise pas le coeur de ramener des trucs à la friperie par après. On garde quelques morceaux coup de coeur, qu’on espère réutiliser avec le prochain enfant, mais sinon, on rapporte tout à la friperie pour qu’une autre famille en profite un jour. Ainsi, on ne reste pas avoir des tiroirs remplis de vêtements pour bébé qui ne servent pas.

Calmez-vous sur la déco

Ce point, pour moi, a été le plus difficile. J’adore décorer. Mais si moi j’ai réussi, vous êtes capable! C’est facile, pour une chambre de bébé, de BEAUCOUP décorer. Encore là, on nous propose tellement  de choses. Et si on choisit un thème pour la chambre… Oh oh. Il y a tout de disponible avec ce thème! Le premier endroit où c’est hyper simple de se limiter, c’est le lit. Parce que anyway, pour les 2 premières années de sa vie, un bébé ne peut pas dormir avec rien dans son lit. Donc le joli set de lit comprenant coussins qui vont autour du lit (t’sais que tu attaches aux barreaux), oreillers, couette et toutous qui matchent… Ouin. Il devra rester dans la garde-robe pour deux ans.

Sinon, on a fait beaucoup de décorations nous-même, encore là, si vous pouvez DIY certains items, ça limite la consommation un peu.

Et le meilleur truc pour se limiter : son conjoint. En ayant fait la première étape, discuter de ce qui est important pour vous, votre meilleure arme pour ne pas succomber aux trucs inutiles, c’est l’un et l’autre.

Dans les premières années de leur vie, les enfants ont besoin de présence et d’amour. Ben, toute leur vie, là, on s’entend! Mais je ne sais pas pourquoi dans cette étape particulière de leur vie, on s’entête à les couvrir de possessions matérielles, alors qu’ils n’ont pratiquement besoin de rien. Tous les scientifiques de ce monde, psychologues pour enfants, pédiatres et compagnie de ce monde vous le diront : les enfants, pour bien se développer, on besoin de la présence et de l’amour de leur parents et leur entourage. Théoriquement, les bébés peuvent être minimalistes. Alors pourquoi on s’encombre (et on les encombre) d’autant de choses?

Et je termine avec un point important. Être minimaliste, c’est très tendance. Tant mieux, mais en même temps, faites-le pour vous et selon vos valeurs, ce qui compte pour vous. Ne culpabilisez pas si vous ça vous tente d’avoir certaines bébelles ou choses moins utiles. Ou d’avoir trop de ci, trop de ça. C’est ben correct. Chaque personne fait ses propres démarches de minimalisme et il faut être bien là-dedans. Faut pas que ça devienne déplaisant, difficile ou que ça vous mette trop de pression d’être « la parfaite, la vraie minimaliste ». Parce que le minimalisme parfait, c’est celui qui VOUS convient.

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La méthode KonMari : ce que j’en ai pensé

méthode konmari opinion

Vous avez entendu parler de la méthode KonMari, de Marie Kondo, auteure de La magie du rangement? Queen du minimalisme, on entend beaucoup parler de son approche. J’ai lu son livre et réfléchi sur le tout et voici ce que j’en ai pensé. 

Ce que j’aime le plus de sa manière de voir les choses, est que chaque chose qu’on possède devrait nous apporter de la joie. Ce qui fait tellement de sens quand on y pense. Pourquoi s’encombrerait-on de quelque chose que ne nous apporte pas de joie? On travaille tellement fort pour chaque sous gagné et pour payer notre logement. Mieux vaut que nos dépenses soient pour les bonnes choses, non?

Ce qui m’a fait en même temps un peu grincer des dents, c’est que ce livre nous crée des besoins, parce que c’est CERTAIN que vous possédez des objets essentiels à votre quotidien, qui ne vous apportent pas de joie. Genre : sous-vêtements, ustensiles de cuisine, vaisselle, meubles…

J’adore le principe d’aimer tout ce qui nous entoure, mais en même temps, ces choses “utilitaires”, encore fonctionnelles, mais qui nous laissent indifférentes, on fait quoi avec? On s’en débarrasse pour en racheter qu’on aime vraiment? J’ai un peu de misère avec ça.

Le livre est assez catégorique : quand on démarre le processus, il faudrait tout le faire d’un coup pour que ça fonctionne vraiment. Autant je suis d’accord avec l’idée, autant ça ne fonctionne pas avec mon point précédent.

Je pense que j’aimerais mieux qu’on puisse faire une catégorie d’objets “utiles et essentiels, à changer au fur et à mesure”. Donc au fur et à mesure qu’on trouve de véritables coups de coeur, sans non plus se mettre la pression de tout changer LÀ LÀ.

méthode konmari bons et moins bons côtés

L’autre chose qui m’a vraiment fait capoté : elle dit de JETER. Tout. JETER!! Pas récupérer, donner, amener dans des centres du partage, des bibliothèques, etc. Nope. On sacre tout aux vidanges. Et elle dit que ses clients remplissent en moyenne 45 (je pense que c’était ça, je n’ai plus le chiffre exact en tête et j’ai donné ma copie du livre – elle ne m’apportait pas de joie ;) ) gros sacs à ordure chacun. Bien entendu, chaque personne dotée de gros bon sens prendra le temps d’aller porter les choses au bon endroit, de récupérer ce qu’elle peut, donner ce qu’elle peut, mais pareil. Juste le fait de suggérer de tout jeter, ça veut dire que plusieurs personnes vont le faire.

Aussi, et ça faites attention, le livre n’est pas adapté aux politiques gouvernementales de tous les pays. Ce qui est normal, elle est Japonaise, elle ne peut pas se mettre à détailler les politiques d’ailleurs et de partout. Mais, par exemple, lorsqu’elle dit de se débarrasser de toute la paperasse, assurez-vous de vérifier auprès de votre gouvernement (ou votre comptable), ce que vous êtes tenus de conserver pour vos impôts et pour combien de temps.

Finalement, l’autre chose qui est un peu poussée est la manière de traiter nos objets. Autant je suis bien ésotérique dans la vie et je suis du genre à faire des câlins aux arbres, autant, je sais pas, mais dire merci à ma cafetière et bonjour à mes vêtements le matin… Je sais pas. C’est poussé un peu me semble.

Ça se sont mes critiques.

Mais sinon, j’aime beaucoup le fondement de sa méthode : être entourée d’objets qui nous apportent de la joie. Ça fait tellement de sens.

J’ai hâte d’être rendue à ce point. On ne possède pas beaucoup de choses pour l’instant, puisqu’on n’a presque rien – ça ne vaut pas la peine de se rééquiper tant qu’on ne sera pas installés “pour de vrai” et non d’une place à l’autre, quelques mois à la fois. Ça s’en vient et j’ai hâte! Quand on sera rendu au moment de s’équiper justement, je veux qu’on garde ça en tête, même pour les objets futiles du quotidien : qu’on prenne le temps de soigneusement choisir nos ustensiles de cuisine, notre vaisselle, notre panier de linge sale, nos serviettes, nos meubles… Bref, tout ce qui nous entoure.

Et pour les rares choses que j’achète en ce moment – et surtout, que je m’empêche d’acheter exactement grâce à ça – je me demande toujours si ça va m’apporter de la joie ou pas. Croyez-moi, ça évite bien des achats :)

Alors, vous en pensez quoi vous? Vous avez lu son livre? Essayé sa technique?

Comment intégrer le minimalisme dans sa vie?

minimalisme comment l'intégrer

Le minimalisme est un sujet qui me passionne de plus en plus. Et qui est toujours plus “à la mode”. Tant mieux! Parce que ce style de vie a tout pour nous aider concrètement, nous et la planète. Alors plus on en parle, plus il y a d’adeptes, mieux c’est! Mais la question est : comment on intègre le minimalisme dans sa vie?

Prise de conscience

Intégrer le minimalisme, ça passe d’abord et avant tout par une prise de conscience, une réflexion. Il faut observer sa manière de consommer de façon objective, il faut réaliser qu’il y a un problème et qu’on veut changer les choses.

Aussi, et ça c’est très important : il faut réellement vouloir changer des choses et surtout, pour les bonnes raisons. Pas parce que c’est à la mode, pas parce qu’on devrait. Parce qu’on le veut, tout simplement. Sinon, c’est plate, mais ça ne fonctionnera jamais. Comme tous les objectifs qu’on se fixe sans réellement vouloir les atteindre (vous savez, ces objectifs qui nous “intéressent”, mais qui ne nous passionnent pas… souvent les résolutions du nouvel an, malheureusement!), on ne les atteint jamais.

Si vous ne voulez pas réellement changer votre manière de vivre, vous allez partir en méga intensité les 2 premières semaines, pour tout laisser tomber rapidement et retrouver vos anciennes méthodes de consommation.

Épuration

Une fois que vous avez réfléchi à la chose et voulez devenir minimaliste – au degré qui vous convient en passant. Pas besoin de n’avoir qu’une table, une chaise, un lit et un bol pour être un “vrai” minimaliste. Ce sera l’heure d’épurer. C’est là que le gros fun commence! Et c’est souvent là qu’on a une prise de conscience encore plus grande : quand on réalise la quantité de stock, de bébelles inutiles et d’objets qu’on a accumulé.

Pour vous débarrasser du superflu, plusieurs méthodes s’offrent à vous. J’aime bien la méthode Konmari : on ne garde que ce qui nous apporte un sentiment de joie. Un peu intense quand on arrive aux objets plus “insipides” (pensez sous-vêtements, gadgets de cuisine, etc.) et sa méthode ne s’adapte pas tout à fait à nos réalités. Elle dit entre autre de jeter toutes la paperasse. Or, au Québec, il faut garder trace de ses impôts/dépenses et compagnie des 6 dernières années… Ou encore, chose qui m’avait horrifiée : elle JETTE tout. Pas de recyclage, pas de dons. Enwèye tout aux vidanges! Donc, il faut en prendre et en laisser.

Mais j’aime bien, surtout pour les objets dont on n’a pas réellement besoin, adopter sa philosophie de “est-ce que ça m’apporte de la joie”. T’sais si votre collection de livre vous rend vraiment heureuse, gardez-la. Mais faites quand même un ménage dedans, pour conserver les livres que vous allez réellement relire, qui vous font réellement du bien, que vous aimez pour vrai.

Comprendre qu’on n’a pas besoin de…

On vit dans une société où tout a été inventé, pour tous les besoins. Besoins que le produit semble d’ailleurs avoir inventé lui-même.… C’est surtout le cas dans la cuisine. Pots de toutes formes pour conserver les aliments (t’sais, la forme de citron, pour garder le citron. La forme de tomate, pour la tomate…) : pas besoin. L’aliment à l’envers sur une assiette, ça fait en masse la job. Les pots Mason de tous formats aussi sont super pour conserver les aliments. Mousseur à lait à batteries (méthode conventionnelle sur le poêle, pot de verre au micro-ondes ou avec votre machine à espresso), zesteur (il y en a probablement un sur votre râpe à fromage), 48 couteaux différents (2-3, qui coupent bien, c’est réellement assez), ustensiles de cuisine de tous genre en plastique (quelques-uns en bois), vaisselle de service de tous les genres (avez-vous vraiment besoin d’assiettes à sushi pour les sushi? De plats à olives pour vos olives? De bols fancys pour l’apéro? Vous voyez mon point). Je pourrais continuer LONGTEMPS comme ça. Apprenez à détecter la bébelle. Plastique, batteries… tenez-vous loin de ça. Et réfléchissez à si vous n’avez pas déjà quelque chose qui ferait très bien l’affaire.

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Réaliser qu’on peut vivre avec moins

Épurer, ça va vous faire d’abord un bien immense. Ça crée de l’espace dans la tête, dans le coeur. Pas juste dans la maison. Les adeptes du minimalisme sont souvent plus heureux, simplement parce qu’ils ne ressentent plus l’immense vide que crée la consommation. On veut toujours plus… mais pourquoi? On n’est jamais satisfaits de ce qu’on a. Il faut travailler plus, pour faire plus d’argent, pour avoir plus de choses. On a trop de choses… Il faut travailler plus, pour faire plus d’argent, pour acheter une plus grosse maison pour stocker nos choses, puis acheter encore plus de choses… OUCH.

Quand on se libère de ça, on est sincèrement plus heureux et surtout, on est abasourdis. On PEUT vivre avec moins. C’est surprenant comment c’est facile et comment on s’adapte bien. Nos choses ne nous manquent jamais. Et même, quand on commence à adopter le minimalisme, on en veut toujours plus! (Pas des choses, bien entendu, du minimalisme).

Y aller à son rythme

Pas besoin de vider votre maison en une journée et de changer votre comportement de A à Z du jour au lendemain. Certains vont recommander de tout faire d’un coup (je pense à toi, Konmari), mais j’ai un petit doute là-dessus. Quand on fait les choses trop intensément, c’est souvent là qu’on se décourage, parce que ça semble une montagne impossible à franchir.

Pourquoi ne pas vous faire une liste de tout ce que vous aimeriez améliorer et y aller étape-par-étape? Commencez par vos vêtements, par exemple. Arrêtez de magasiner dans les chaines de Fast Fashion. Puis attaquez-vous à la cuisine. Équipez-vous avec des matériaux plus durables, meilleurs pour l’environnement. Ne plus acheter de plastique et de “cossins” à batteries. Intégrez le minimalisme dans votre vie familiale. Etc. L’important sera de progresser, constamment, jusqu’à l’atteinte de vos buts. Pas de faire votre liste et de l’oublier. De toute façon, je suis convaincue que quand vous vous y mettrez, vous ne voudrez jamais retourner en arrière.

Acheter moins, acheter mieux

Adopter le minimalisme ne veut pas dire arrêter de consommer. Ça il faut le comprendre, parce que c’est souvent ce qui fait peur aux gens. Ça veut juste dire consommer mieux. Faire des achats plus intelligents : acheter ce dont on a réellement besoin, uniquement des choses de qualité, qui vont durer longtemps, avec des matériaux de qualité et durables, favoriser l’achat local. Ce qui a de génial aussi, c’est que tout naturellement, le minimalisme est bon pour la planète. En se conscientisant, on fait naturellement les bons choix. Parce que les choses durables, de qualité, etc. sont rarement des bébelles de plastique faites en Chine :)

Aidez-vous

On a tous des points faibles. Peut-être que pour vous, ce seront les vêtements cheaps. “Mais c’est juste 10 $!” “Même si je ne le porte que quelques fois, il ne m’aura rien coûté ou presque”. Pas facile de se sortir de ce cercle vicieux, surtout quand la tentation est toujours là. Alors aidez-vous. N’allez pas dans les centres commerciaux si vous avez peur de succomber. Tenez-vous loin des magasins où vous savez que vous allez dépenser pour rien, pour des achats inutiles qui ne vous apporteront rien. Laissez une chance aux friperies et au seconde-main aussi :)

Comprendre que c’est une adaptation

Vous ne serez pas 100 % minimaliste du jour au lendemain. Et ça demande quand même beaucoup de changements. Donc soyez patiente, soyez douce en vers vous-même. Ne capotez pas si vous avez une “rechute”. Ça arrive. Faites juste le réaliser et tentez de ne pas le refaire.

Pour vous aider

Avec les vêtements, essayez le projet 333! Je le fais depuis plusieurs mois maintenant et c’est fou ce que ça change. On vit avec 33 morceaux pour 3 mois. J’ai fait le décompte hier soir et je suis même rendue à 29 morceaux. On apprend vraiment à vivre avec peu et mon Dieu que ça simplifie les choses le matin! Allez lire mon article à ce sujet, ça explique comment ça fonctionne :)

Vous pouvez aussi lire mon expérience : je me suis débarrassée de presque tout ce que je possédais l’an passé pour partir voyager. J’ai conscience qu’on va devoir se rééquiper prochainement pour certaines choses (on déménage en France, avec notre fille, cet été – il va bien nous falloir quelques meubles!), mais je ne suis pas inquiète. Chéri et moi sommes sur la même longueur d’onde quant à notre consommation (je dirais même qu’il est encore plus minimaliste que moi!).

Finalement, j’ai aussi créé un défi gratuit de 30 jours pour intégrer le minimalisme dans toutes les sphères de votre vie. Ça se passe sur mon autre plateforme, Fit Hippie, mais je pense que ça vous plairait réellement. J’ai eu beaucoup de commentaires positifs sur le défi :)

Voilà!

Est-ce que vous songez à intégrer le minimalisme dans votre vie?