parentalité

Comment notre bébé a fait ses nuits

Comment notre bébé a fait ses nuits

J'ai fait une publication Facebook il y a quelques temps disant que Clara faisait (enfin!) ses nuits. Cela a créé beaucoup de réactions de votre part, donc je vous ai promis de vous expliquer plus en détails la technique que nous avons choisi d'utiliser.

J’ai décidé de ne plus jamais « ne pas avoir le temps » – mes semaines de 25 heures

prendre le temps - comment j'ai laissé aller plein de projets pour moins, mais mieux travailler et profiter de la vie

Manquer de temps. Ça m’a toujours particulièrement énervée. J’ai toujours été très occupée. Même au secondaire, j’avais un horaire de ministre, jonglant avec je ne sais pas combien d’activités sportives et un profil académique de futur médecin (la réalité m’a rattrapée au cégep : rien à foutre des sciences!). Une phrase que mon père m’a toujours répétée et qui me faisait DONT lever les yeux au ciel… Chaque fois que je disais “je n’ai pas le temps”, il me corrigeait en disant : “Non non. Tu ne PRENDS pas le temps, c’est différent.”

Avec plus de maturité, j’ai fini par comprendre que mon père a raison, tellement raison. On a toujours le temps, mais on le prend rarement. On est très bons pour mal le répartir, en fait. Beaucoup pour le travail, peu pour le reste. Mais pourquoi?

Remarquez, j’étais comme ça aussi il n’y a pas si longtemps. La journée typique? Travail de 7 h 30 à 20 h 30. Et souvent 6 jours sur 7. Belle hygiène de vie (not).

Plus jeune, je m’imaginais un jour genre VP communications dans une grosse entreprise. La grosse job, les grosses heures. Le standing, le leadership et le style de vie qui viennent avec aussi. (Puis, j’ai travaillé en entreprise et j’ai vu que ce n’était pas pour moi. Je n’aime pas avoir un patron et aller travailler dans un bureau. Et quand c’est trop répétitif. Et quand je trouve les tâches qu’on m’assigne niaiseuses. OUPS!)

Puis je suis partie à mon compte, en faisant mes propres affaires, créant mon emploi de rêve à moi. LE RÊVE! Je vous jure. Pas une journée depuis je n’ai regretté mon choix et chaque matin, je suis excitée de commencer à travailler. J’ai toujours adoré les lundis depuis! Le problème avec ça, c’est qu’on est passionnée par ce qu’on fait. Et quand on est entrepreneur, on est passionné en tabarnouche par notre entreprise. Notre cerveau n’arrête JAMAIS. Et il y a toujours quelque chose à faire. C’est ainsi qu’on se retrouve à prôner (et rêver de) l’équilibre de vie, mais à travailler 75 heures par semaine, tout le temps.

La zénitude, le bien-être, l’équilibre… Toutes des choses dont je faisais (et fais toujours) la promotion. J’étais bien quand même han, je veux préciser. Mais ça fait cordonnier mal chaussé pareil de travailler autant, en ventant tout ça!

Puis, une petite chose est venu me donner le coup de pied aux fesses dont j’avais besoin. Mon enfant.

Le déclic

J’avais réussi à me préparer 2 mois de congé de maternité en créant beaucoup de contenu d’avance et en déléguant. Vers la fin de ces 2 mois, le travail m’a rattrapé de plein fouet. Concours de circonstances, je me suis retrouvée à devoir faire mon rythme d’avant, mais avec un bébé de 2 mois. Heureusement, Stan était à la maison avec moi, donc il pouvait s’occuper de Clara. Je l’allaitais, puis je me remettais à travailler. À faire les mêmes choses qui me passionnaient avant, mais qui là, soudainement, ne me plaisaient pas du tout.

Ça me fâchait TELLEMENT de manquer de précieux moments avec ma fille. Une semaine de ce régime et ça a été la fin. Non, c’est pas vrai que je vais manquer des moments de sa vie et être sporadiquement là. Je ne veux pas être une maman qu’elle voit rarement, parce qu’elle travaille trop. Le travail est important pour moi, mais ma famille aussi.

J’ai compris qu’avoir carrière de rêve et être la maman que je veux être, ça se peut. C’est possible d’être les deux, de tout faire et de bien le faire. De ne pas négliger une sphère de ma vie pour l’autre.

Alors, concrètement, j’ai fait quoi?

De l’introspection, beaucoup d’introspection. Et surtout, j’ai fait des listes et j’ai écrit. J’ai mis sur papier TOUT ce que je faisais, tout ce qui remplissait mes journées. Et j’ai regardé chaque chose avec honnêteté. Est-ce que j’aime réellement ça? Est-ce que ça me passionne? Pourquoi je le fais?

Si les réponses n’étaient pas dans l’ordre de “je le fais parce que ça ma passionne, ça me rend heureuse et ça fait vibrer mon coeur” (genre), bye bye. Même si c’est un beau projet. Même si je suis bonne là-dedans. Même si ça aide ou fait du bien à plein de gens.

J’ai donc laissé-aller plein d’affaires, vraiment plein d’affaires.

J’ai aussi écrit un article sur le blogue de Fit Hippie qui complète bien celui-ci pour parler du processus, surtout avec Fit Hippie. Parce que j’ai laissé aller beaucoup de choses avec cette entreprise.

Le plus gros move ici a été de me départir de l’Académie du Blogue. Si vous ne connaissez pas, c’est un gros projet que j’ai démarré dans le but d’aider les blogueuses (en devenir ou aguerries). J’ai démarré ça à l’hiver 2016 et déjà, y’a plus de 2000 personnes (!) qui ont fait mes cours. Honnêtement, c’est big et c’est une entreprise avec un énorme potentiel. Ça a été une pionnière dans l’univers du blogging en français. Ça aide encore des milliers de personnes et la communauté Facebook est super active et une des plus belles du Web dans le domaine. Et côté financier, elle rapporte bien et sans y mettre trop d’efforts (le bonheur d’automatiser ses choses!). Alors, pourquoi m’en départir?

Parce que ce n’est plus aligné avec qui je suis, ma mission et comment je veux faire une différence dans la vie des gens. Ça n’enlève absolument rien au projet, c’est simplement moi qui a dévié. Et surtout, pour travailler seulement 25 heures par semaine, faut faire des choix. Ces 25 heures, il faut les remplir avec grande attention, et seulement de choses 100 % alignées avec nous. C’est la clé du succès. Aussi beau soit le projet, il ne rentrait plus dans ces critères.

La vie est bien faite. Je me questionnais à savoir si je faisais simplement le fermer ou le laisser-aller. Ça, ça m’aurait vraiment fait de la peine, parce que c’est un projet qui aide encore beaucoup de personnes. Puis, la vie a mis Camille sur mon chemin. Camille qui TRIPPE sur le projet et veut l’amener là où il mérite d’aller, qui a les connaissances et la passion pour le faire.

Alors voilà, j’ai vendu l’Académie du Blogue.

La majorité des gens n’ont pas compris le move et m’en ont découragée. Mais je suis restée bien campée sur ma décision. Je savais que c’était la chose à faire. Je me suis écoutée et mon Dieu que je ne le regrette pas! Quand les choses coulent d’elles-mêmes et se font sans pousser, sans forcer, c’est signe qu’on a pris la bonne décision.

Épinglez-moi pour retrouver l’article plus facilement et le partager sur Pinterest ♥ 

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Mais aussi

Et sinon, j’ai vraiment mis la hache dans Fit Hippie, pour ne garder que ce qui me fait réellement tripper, j’ai redéfini ce que je voulais faire avec Bulles & Bottillons, j’ai délégué beaucoup de choses et j’en ai tout simplement supprimer plein d’autres. Je me suis fait une belle liste de projets qui m’allument vraiment beaucoup, mais qui viendront en temps et lieu. Ma règle : tant que je n’ai pas réellement le temps, je ne me lance pas là-dedans. (Même si j’ai vraiment hâte ahah!)

Et j’ai démarré un nouveau projet, qui me fait vraiment, mais vraiment vibrer. J’ai mis un nom sur ma philosophie de vie et d’entrepreneuriat et j’ai envie de la partager au plus de gens possible. D’aider d’autres femmes comme moi à ralentir, à arrêter de trop travailler et à prendre plus de temps pour elles et leur famille. À avoir du succès en affaires, plus qu’assez de moyens, sans rien sacrifier. Je vous présente le slowpreneuriat!

Slowpreneuriat – le slow toute en business

Sur la liste des beaux projets à faire lorsque j’aurai le temps (ahah), il y a un podcast associé à ça, où je veux interviewer d’autres entrepreneures qui travaillent moins, mais ont du succès, des femmes inspirantes et motivantes. Le slow toute sera à l’honneur, avec une twist de business. (J’ai déjà plein de noms en tête, mais n’hésitez pas à me dire celles que vous aimeriez entendre!)

Pour l’instant, je me concentre sur le coaching, l’accompagnement. J’y prends vraiment plaisir et c’est fou à quel point j’aide, concrètement et avec des résultats, les femmes que j’accompagne.

Mais là… Tu veux travailler moins, mais tu démarres un nouveau projet?

Eh oui! En fait, j’ai d’abord pris le temps de réfléchir à ce que j’aimais le plus de chacun de mes projets et inspirer, aider, avoir un impact positif, accompagner les gens dans leurs changements, etc. revenait vraiment souvent. Je le fais, dans chacun de mes projets, à différents niveaux et de différentes manières. Mais là, j’avais envie de le faire à 100 %, de manière hyper concrète.

En plus, j’ai tellement fait un beau ménage dans mes tâches que j’ai le temps et l’espace pour le faire et surtout, bien le faire.

Et finalement, j’ai pris mon temps. J’ai l’habitude de lancer un projet en quelques jours. J’ai l’idée, je mets tout sur papier, je bâtis ma stratégie et hop, je clanche mon site Web! Cette fois, j’ai vraiment pris mon temps. Presque 2 mois! C’est énorme pour moi! J’ai fait les choses lentement et quand j’avais du temps libre.

Donc voilà! Si le service vous intéresse, j’offre un accompagnement total de 6 mois, pour 12 femmes seulement. Ça allie un mix de coaching d’entreprise, bien entendu, mais aussi de développement personnel, de travail sur le mindset et la confiance. On fait un gros ménage de vos tâches, projets, passions et priorités, pour amener le plus de clarté possible dans votre mission, votre public cible votre entreprise. Tout ça dans le but de diminuer vos heures de travail, de mieux travailler, de profiter de la vie davantage et d’avoir plus de revenus. D’être juste bien et heureuse, tout en étant à la tête d’une entreprise qui vous ressemble, vous passionne et vous gonfle le coeur de fierté.

Et pour celles qui ont besoin d’un coup de main tout de suite là là, j’offre une version express de 3 heures, ou encore, une rencontre d’une heure.

Ces dernières sont parfaites pour celles qui ne sont pas nécessairement entrepreneures, pour amener plus de clarté sur vos objectifs, vous aider à débloquer, vous donner de nouvelles perceptives, valider une idée ou un projet et le mettre en place, etc.

J’ai aussi un exercice gratuit pour faire le ménage dans vos projets, juste ici.


J’espère que cet article vous incitera à ralentir et vous montrera que c’est tout à fait possible de faire ce qu’on aime, de profiter de la vie, de faire autre chose que juste travailler, tout en étant capable de vivre. Écoutez-vous, faites-vous confiance. Si votre intuition vous dit de lâcher tel ou tel projet, mais si, logiquement, ça ne fait pas de sens ou que tout le monde vous dit de ne pas faire ça : écoutez-vous. Vous savez ce qui est bon pour vous. Vous vous connaissez mieux que quiconque.

N’hésitez jamais à dire non. C’est correct! Dire non aux autres, c’est dire oui à soi-même. Prendre soin de soi, de ton temps, de sa santé mentale, c’est prioritaire. Pas égoïste. Quand on se met en priorité, on est mieux dans notre peau, mieux disposée à aider les autres, à être un modèle, à inspirer et à être 100 % présente dans ce qu’on fait. Et ça, c’est tellement précieux.

N’hésitez pas si vous avez des questions ou commentaires, ou avez envie de jaser de tout ça! Je ne suis pas la plus rapide à répondre (je suis #slowtoute pour vrai haha!), mais je réponds toujours.

Josée-Anne xx

Prendre un congé de maternité quand on est travailleur autonome / entrepreneur

Le congé de maternité quand on travail à son compte

Être travailleur autonome et entrepreneur, c’est la plus belle chose du monde. Ça apporte tellement de liberté, ça permet de créer la job de ses rêves, de remplir ses journées de la manière qu’on le veut… Mais ça devient aussi un cauchemar quand on tombe enceinte. On fait quoi avec le congé de maternité?

En fait, “congé de maternité” est un peu une blague dans le monde des travailleurs autonomes. C’est un calvaire à préparer d’avance, un cauchemar avec le RQAP (régime d’aide parentale du Québec, pour les amies d’outremer) si on veut avoir droit à des allocations et les femmes finissent toujours par recommencer à travailler super rapidement, parce que t’as pas ben ben le choix. Ta business dépend de toi et souvent, surtout si tu as des clients, ben tu ne peux pas t’absenter éternellement si tu veux les conserver.

Vraiment pas évident, donc.

Pour ma part, j’avais décidé de prendre 2 mois après l’accouchement et 2 semaines avant. J’aurais vraiment voulu prendre plus, mais d’un autre côté, c’est comme impossible. Ça demanderait TELLEMENT de travail en amont. Juste tout préparer pour prendre 2 mois et 2 semaines, ça a été vraiment demandant. Je n’imagine pas plus.

Finalement, j’ai eu une journée avant l’arrivée de Clara, qui s’est pointé le bout du nez en avance. Et j’ai pris 6 semaines ensuite. Depuis, je travaille en moyenne 2-3 heures par jour. Donc rien de trop intense. Je veux encore profiter du temps avec elle et ne pas retomber à temps plein tout de suite. Certains jours je travaille plus et d’autres, pas du tout.

Je ne peux pas parler pour toutes les travailleuses autonomes, parce que ça varie tellement d’une à l’autre. Je n’ai pas vraiment de clients, sauf ceux que j'avais pour le service de coaching et de branding de l’Académie du Blogue. Mais ça, c’était simple, je n’ai eu qu’à suspendre le service le temps du congé. J’imagine que c’est très différent pour les personnes qui ont des clients avec des mandats précis à rendre ou des tâches à accomplir chaque semaine.

Aussi, je n’ai pas une entreprise avec des produits physiques à créer, vendre et envoyer. De mon côté, tout se passe en ligne et tout est automatisé. Ça peut donc continuer de rouler, même si je ne suis pas là (YAY!).

Là où ça a été très difficile, c’est que j’ai trois entreprises, qui fonctionnent avec du contenu. BEAUCOUP de contenu. En plus de créer le contenu habituel au day-to-day, il a fallu créer le contenu d’avance pour les semaines où je n’étais pas là. Malheureusement, un blogue fonctionne avec la constance. Si j’arrête d’écrire ou de publier sur les médias sociaux, je vais perdre l’engagement de ma communauté et sans elle, bloguer ne peut plus être mon métier.

Alors, comment j’ai fait?

Se faire un plan d’action

J’ai commencé par faire un genre de méga plan d’action, avec une gigantesque to-do list, par projet. Tout ce qu’il y a à faire, créer, prévoir, programmer, planifier, pour chaque événement, projet, mois, etc. C’est assez intense et ça fait un peu peur. J’ai été soulagée une fois que ça a été fait, ça m’a permis d’y voir plus clair et d’arrêter d’avoir peur d’oublier quelque chose.

Par contre, ça m’a aussi fait paniquer parce que j’ai réalisé que c’était à peu près impossible que j’y arrive… seule. Sérieusement, ça prenait comme 12 pages dans mon gros cahier. Et bien entendu, je n’ai pas réussi à tout faire. J’ai dû lâcher prise sur bien des choses.

Déléguer

Je savais que j’allais avoir besoin d’aide pour me remplacer pendant mon congé, pour que mes pages continuent d’être animées, mes courriels répondus, etc. Mais en faisant ma liste, j’ai aussi réalisé que ça me prendrait de l’aide pour pas mal plus que ça si je voulais y arriver et partir l’esprit tranquille.

J’ai créé ma première offre d’emploi! À temps partiel et contractuelle, mais pareil, c’était super excitant à faire. Sur le coup, ça a été beaucoup de travail – j’ai reçu près d’une quarantaine de candidatures! Mais quel soulagement par après.

J’ai commencé avec une personne et une première liste de tâches… qui s’est rapidement allongée! Puis, pas longtemps après, j’ai fait appel à une deuxième personne, pour un mandat différent.

Plus le temps avançait, plus j’étais enceinte et fatiguée. Puis le sentiment que l’accouchement pouvait arriver n’importe quand est arrivé : ça m’a donné un 3e gros boost pour déléguer le plus possible. Je commençais à stresser que j’accouche sans être prête, côté travail.

Lâcher prise

Ça a été dur de lâcher prise comme ça et de confier mes entreprises à des personnes. Je pense que tout le monde dans ce genre de situation pourra vous confirmer à quel point on veut s’y accrocher, tout surveiller. Ce qui m’a aidée a d’abord été de trouver des personnes de confiance, avec un vraiment bon fit! Et de les faire commencer d’avance. Même si les premières semaines de leur travail, j’aurais pu continuer à tout faire moi-même, j’ai tout de suite déléguer certains trucs, pour me rendre à mes deux dernières semaines de travail – où j’avais délégué tout ce qu’il y avait à déléguer.

Cela a fait que j’ai pu être là pour répondre aux questions et rectifier le tir, si jamais besoin il y avait. Ce qui est tout à fait normal han. J’ai deux perles qui m’aident, qui rockent comme ça se peut pas! Mais ce sont mes entreprises, pas les leurs. C’est normal que tout ne soit pas “parfait” du premier coup. En travaillant plusieurs semaines ensemble, je pense que ça nous a toutes rassurées. Plus que genre, de les engager la semaine d’avant et croiser les doigts que tout fonctionne. Les 6 semaines où j’ai été absente, j’étais vraiment en confiance, l’esprit tranquille.

Ça a aussi été dur, à cause de la dépense. Investir dans son travail, ça fait toujours un peu grincer des dents. Chaque dollar qu’on fait est durement gagné, ça fait énormément hésiter de le dépenser. Mais j’ai dû me rendre à l’évidence : c’était une nécessité. Et quel soulagement de l’avoir fait! Non seulement, ça m’a enlevé un poids immense sur les épaules, mais en plus, j’ai l’impression que mon temps à moi est “mieux investi”. Parce qu’elles sont meilleures que moi dans ce que je leur ai confié, ça me permet d’être plus efficace et productive dans les choses où je “performe” davantage.

Pas de distractions

Sinon, pour créer autant de contenu, le meilleur truc que je peux vous donner, c’est de fermer les médias sociaux, de couper les distractions au maximum. Créer du contenu, c’est demandant. Ça prend toute notre attention pour que ce soit efficace. Je me réservais donc des bonnes périodes sans médias sociaux, sans courriels, sans textos. Et idéalement, je faisais coïncider ces périodes avec les moments de la journée où je sais que je suis plus productive.

Avoir du support

Dans des grosses périodes de rush comme ça, avoir le support de son conjoint (ou de la famille, de la coloc, etc.), ça aide énormément. Stan savait que j’avais beaucoup à faire pour qu’on soit tranquilles par après, alors il m’aidait énormément, en en prenant plus sur ses épaules.

Résultats

Voilà! Rien de bien révolutionnaire – je ne suis pas la première à planifier, déléguer et couper les distractions! Mais je me suis dit que ça pourrait être intéressant de vous partager comment j’ai fait.

Je ne compte pas revenir à temps plein immédiatement. Je veux revenir tranquillement, y allerpetit à petit, apprivoiser le travail avec un bébé à mes côtés. J’ai diminué les tâches de mes acolytes, mais elles m’aident encore.

Certaines journées, ça va super bien. Clara est chill et dort à mes côtés pendant que je travaille. D’autres, c’est plus compliqué. Et on est encore deux parents à la maison à temps plein. Ça me fait un peu peur pour notre arrivée en France, Stan va travailler à temps plein. Mais on va trouver des trucs, on va s’adapter.

Pas évident de prendre congé quand on est à son compte. J’ai réussi, mais pour 6 semaines seulement, et ça fait maintenant 4 semaines que je travaille à temps partiel (ou très partiel, c’est selon ahah!). C’est peu et on est LOIN des congés de maternité de gens en entreprise. Mais c’est déjà ça :)

Ce que j’aurais voulu savoir sur l’allaitement

Ce que j'aurais aimé savoir sur l'allaitement

L’allaitement.

Je ne sais pas vous, mais moi, je ne voyais que de jolies choses concernant l’allaitement. Ça avait dont l’air magique, facile, agréable et les plus beaux moments à vivre avec bébé. Pour l’accouchement, je m’étais préparée mentalement : je savais que ça allait être très désagréable. J’ai lu, j’ai regardé des vidéos, j’ai fait des exercices pour faciliter les choses un petit peu. Mais l’allaitement? J’entendais juste de belles histoires. Je pensais que ça allait être facile. Oui, j’ai plusieurs personnes dans mon entourage pour qui ça n’avait pas fonctionné. Ah well. Je ne m’y suis pas attardée plus que ça… Parce que “ça devrait être facile, en ligne, c’est juste ça que je vois”. Bienvenue dans ma première claque dans face maternelle.

J’aurais vraiment aimé savoir ce qui m’attendait. Peut-être qu’en sachant que ça n’allait pas être facile, j’aurais été mieux préparée mentalement. Parce que là, j’ai pris un estique de débarque.

Premièrement, ça fait mal.

Les premiers jours, tu te dis, c’est normal, on doit s’habituer, autant moi que bébé. Mais ça passe pas. MÊME QUE ÇA EMPIRE. Et quand je dis douleur, c’est pas juste un désagrément là. Genre que ça te fait “friser les orteils”. Tu peux même saigner de là. Oui oui! J’étais tellement crispée quand j’allaitais que j’avais mal à la tête 24/24. Et je finissais souvent en braillant, à boutte.

En plus, les premières semaines, tu fais juste ça. Tu allaites aux 2-3 heures. Mais t’es pas habituée, bébé non plus, alors ça prend genre une heure allaiter. Tu termines… Il te reste une heure pour te reposer avant que ça recommence.

J’étais dans un cycle de désespoir. Je voyais l’heure avancer et je redoutais ce qui s’en venait. Plus on approchait de l’allaitement, plus je me trouvais des choses pas rapport à faire, “que je devais absolument terminer là là” pour essayer de retarder ce moment un peu.

Tout le monde me disait “lâche pas, le pire est derrière toi!”. Mais même après la 3e, puis 4e, puis 5e semaine, ça faisait encore mal.

Sont alors venus les “hum… c’est pas normal que ça te fasse encore mal”. As-tu essayé [insérer interminable liste de conseils / professionnels à consulter]? On a fait de l’osthéo, Clara et moi. J’ai eu deux marraines d’allaitement. On a vu une infirmière spécialiste en lactation / allaitement. On a essayé la lanoline, la crème du Dr. Newman, le lait maternel. Laisser les seins à l’air libre. Les compresses lavables. Les compresses jetables de plusieurs marques. Rien n’y faisait. J’avais toujours mal.

ÉPINGLEZ L’IMAGE DANS VOTRE TABLEAU DE MATERNITÉ ^_^

ÉPINGLEZ L’IMAGE DANS VOTRE TABLEAU DE MATERNITÉ ^_^

Quand j’avais trop mal, je tirais mon lait et on lui donnait à la petite cup. Mais à un moment donné, Clara en a eu vraiment marre. Elle avait besoin de téter. On était à la semaine trois… J’avais lu partout (et m’étais fait dire) de ne pas intégrer de suce ou de biberon avant la semaine 6, pour ne pas nuire à l’allaitement. Bébé pourrait ne plus vouloir reprendre le sein après ça.

Mais aussi, le meilleur conseil que j’ai entendu et celui que je me répète sans cesse : la personne qui sait ce qui est le mieux pour son bébé, c’est sa maman. On connait notre enfant, on veut le meilleur pour lui. Il faut faire confiance à son instinct de mère (et de père!).

On a donc donné la suce à Clara. Ça lui a fait du bien et ça a donné un break à mes seins. (Elle continuait souvent de téter sans boire, ce qui me blessait encore plus).

Ça a fait du bien, mais ça n’a pas réglé le problème de douleur, malheureusement. Ma production de lait est dans le tapis, y’a au moins ça de bon. Donc ça va bien pour tirer mon lait. Mais là, pauvre petit bébé d’amour, elle en avait vraiment marre de boire à la cup. Ça nous faisait vraiment de la peine de lui donner mon lait comme ça. À ce moment-là, j’avais vraiment les seins maganés et je ne voulais pas lui redonner le sein tout de suite, j’essayais que ça guérisse un peu. Parce que j’étais vraiment à boutte. Encore là, on a fait confiance à notre instinct parental et on a fait l’impensable… On lui a donné un biberon.

Avec mon lait dedans, on s’entend. Mais on a pris le risque qu’après ça, elle ne veuille plus reprendre le sein. Rendu là, honnêtement, je m’en sacrais. Je me disais que j’aimais mieux tirer mon lait everyday all day et lui donner au biberon plutôt que de me faire démolir les mamelons. J’étais à boutte ahah!

Mais, on a bien fait de s’écouter. Clara a pris le biberon facilement et elle aimait ça 1000 fois plus que la petite cup désagréable qui coule partout. Elle buvait à sa faim, à son rythme et en tétant. Après, elle était calme et rassasiée, versus avec la cup, où elle terminait fâchée.

Mes seins ont guéri un peu et j’ai recommencé à l’allaiter. Et ça a fonctionné! Même après le biberon, elle a bien repris le sein.

Aujourd’hui, on en est à la semaine 8. J’allaite pas mal tout le temps, sauf quand on a des rendez-vous qui concordent avec ses heures de boire (je tire mon lait dans la voiture, en chemin ahah).

J’ai encore mal, mais ça s’améliore. C’est rendu juste désagréable. Même que parfois, ça ne fait pas mal du tout (OMG!).

Après toutes ces mésaventures, voici mes (humbles) conseils :

  • Écoutez-vous. Vous connaissez mieux votre bébé que quiconque.
  • Consultez une infirmière spécialiste en lactation/allaitement. Elles pourront vous expliquer pourquoi ça fait mal (dans mon cas : Clara a le palais très creux, donc tant que sa bouche ne grandira pas un peu, mon sein ne la remplira pas comme il faut. C’est pour ça qu’avec le temps, la douleur va en diminuant) et vous donner des conseils pour améliorer la situation (dans mon cas : j’ai un gros réflexe d’éjection – le lait sort fort et rapidement, au début. Et c’est assez pour bien la nourrir. Je la laissais forever accrochée avant, ce qui me blessait tout le temps pour rien. Maintenant, quand elle a terminé de boire après ce réflexe d’éjection, je l’enlève. Même si ça a juste pris 5-10 minutes, je sais que c’est assez. Et je reconnais de mieux en mieux ses signaux de faim et de satiété, YAY!)
  • Essayez de ne pas vous décourager, c’est vrai que ça s’améliore avec le temps. Vous allez devenir plus à l’aise, bébé aussi.
  • Et surtout : ne culpabilisez pas. Allaiter n’est pas facile. Naturel, oui. Mais facile, non. On a toutes des seuils de tolérance à la douleur différents, des histoires différentes et des bébés différents. Ça sera peut-être bébé fafa pour une amie et vraiment difficile pour vous (ou vice-versa). Faites votre possible. Vous voulez le meilleur pour votre enfant, c’est certain. Mais votre santé mentale est importante aussi. Ma mère a toujours dit : mieux vaut donner un biberon avec amour qu’un sein avec rage.

À propos des vêtements d’allaitement et des accessoires

Au début, je ne pensais pas avoir besoin de vêtements d’allaitement. T’sais, à la maison, je m’en fous d’avoir un vieux t-shirt que je lève au complet pour que Clara boive. Mais en public… Ouin. C’est pas mal moins pratique. Je préfère ne pas avoir le ventre tout à l’air, personnellement.

Pour m’équiper, c’est vers Berceau Maternité que je me suis tournée. C’est une boutique à Québec, mais également en ligne (YAY!) qui tient, entre autres, mes vêtements de maternité préférés, Boob Design. C’est une compagnie suédoise qui utilise des tissus biologiques et durables et qui font leurs vêtements en Europe. Les vêtements sont conçus pour faire pendant la grossesse et pour l’allaitement, avec juste un petit panneau discret qui se relève du chandail.

Ce que j’adore de Berceau c’est qu’ils tiennent de beaux vêtements. Personnellement, je n’avais jamais été ben ben impressionnée par les vêtements de maternité, je trouvais toujours ça ben quétaine ou ben ordinaire. Mais pas chez Berceau :D

Dans les accessoires que je vous suggère aussi :

  • Des bonnes brassières d’allaitement. Trois c’est vraiment le chiffre parfait pour moi, comme ça, elles sont toujours en rotation et j’ai le temps de les laver. J’en avais seulement deux au début, mais je me retrouvais toujours une journée pas de brassière, à passer à travers 12 chandails parce que mes seins coulent toujours.
  • Des pads d’allaitement. Je préfère les lavables, mais pour aider mes seins à guérir, j’ai utilisé quelques boites de jetables de marque Medela. Je m’étais fait dire qu’ils aident à la guérison, parce qu’ils gardent vraiment les seins au sec. Et c’est vrai. Je vois la différence. Mais maintenant que ça va mieux (YAY!), après cette boite, je vais retourner à mes pads lavables.
  • Un coussin d’allaitement. Personnellement, j’en ai eu besoin les 6 premières semaines environ. Maintenant je ne l’utilise plus. Donc si vous êtes capable, empruntez-le à une amie. C’est ce que j’avais fait et je suis bien contente de ne pas avoir dépensé pour / de ne pas être “pris” avec :)
  • Un tire-lait. Parce qu’allaiter c’est vraiment pas facile les premières semaines, vous serez contente de pouvoir vous donner un peu de répit en tirant votre lait parfois. Pour le donner à boire à bébé : des petites cup de plastique ou une seringue. Si vous finissez par lui donner le biberon, assurez-vous que ce soit avec une tétine pour nouveau-né, à très faible débit. Ainsi, vous mettez toutes les chances de votre côté pour que bébé reprenne bien le sein après.
  • Un entourage qui vous supporte. Et ça, si vous voulez réussir à allaiter, c’est LE PLUS IMPORTANT. Avoir un amoureux qui vous encourage, vous épaule, vous apporte des verres d’eau (lol), se lève avec vous la nuit, etc., ça fait toute la différence du monde. Et c’est le facteur le plus important, pour vrai, d’un allaitement réussi.

Et finalement, si l’allaitement ne fonctionne pas pour vous, ne vous sentez pas mal. On a assez d’affaires de même sur lesquelles ont culpabilise dans la vie. Vous avez essayé et fait de votre mieux? C’est parfait.

 

UPDATE APRÈS 4 MOIS

Ça fait maintenant 4 mois que j’allaite exclusivement, YAY! Je me suis dit qu’on était dues pour une petite mise à jour.

Ça va SUPER bien. Sincèrement, je suis tellement contente d’avoir persévéré. Les 9 premières semaines n’ont pas été l’fun, comme vous avez pu lire. À partir de la 9e par contre, il y a eu un shift. Je ne sais pas si c’est moi qui s’est endurcie, si la bouche de bébé avait assez grossie ou peut-être qu’on s’en venait simplement plus habiles, toutes les deux. Mais à partir de là, c’est devenu de plus en plus facile et ça faisait de moins en moins mal.

Parfois, ça fait encore un peu mal. Mais rien de comparable à avant! C’est légèrement désagréable, tout simplement. Et c’est surtout quand ma fille commence à faire n’importe quoi. Elle est très curieuse donc en fin de boire, elle relève souvent la tête de manière très soudaine pour voir ce qui se passe, alors que mon sein est encore dans sa bouche. (ouch!).

J’ai finalement des moments comme j’imaginais et que j’entendais toujours les mamans vanter. Des moments magiques avec bébé, vous savez? Et oui, j’y ai droit moi aussi! Les boire sont rendus très rapide (quand c’est long, ça prend 15 minutes, mais c’est souvent plus autour de 7-8 minutes), alors on dirait que je veux en profiter. Ce sont nos petits moments à nous, en tête-à-tête. Je n’ai plus besoin d’être distraite pour ne pas penser à la douleur. Je fais juste connecter avec Clara :)

Mes préférés sont ceux du soir et du matin, quand je l’allaite couchée dans le lit et qu’elle s’endort tout doucement pendant que je lui flatte le dos, une petite main agrippée à mon chandail.

J’ai vraiment eu de la chance d’avoir une équipe de support DE FEU! Mon amoureux, ma doula, une marraine d’allaitement supplémentaire et une de mes très bonnes amies. Chaque jour, ces personnes prenaient de mes nouvelles, m’encourageraient, essayaient de m’aider du mieux qu’elles pouvaient et ça a fait toute la différence. C’est grâce à elles (et lui) que je n’ai pas abandonné.

J’y ai pensé, mais je suis tellement contente de ne pas l’avoir fait. Si vous pouvez avoir des personnes du genre, qui vont full vous encourager, ça va vraiment vous aider.

Si vous êtes dans une période pas facile de l’allaitement, pour vrai de vrai, ça va devenir mieux. En tout cas, je vous le souhaite de tout coeur.

Faites juste continuer de vous écouter vous et votre bébé et tout va bien aller. ♥