maternité

Prendre un congé de maternité quand on est travailleur autonome / entrepreneur

Le congé de maternité quand on travail à son compte

Être travailleur autonome et entrepreneur, c’est la plus belle chose du monde. Ça apporte tellement de liberté, ça permet de créer la job de ses rêves, de remplir ses journées de la manière qu’on le veut… Mais ça devient aussi un cauchemar quand on tombe enceinte. On fait quoi avec le congé de maternité?

En fait, “congé de maternité” est un peu une blague dans le monde des travailleurs autonomes. C’est un calvaire à préparer d’avance, un cauchemar avec le RQAP (régime d’aide parentale du Québec, pour les amies d’outremer) si on veut avoir droit à des allocations et les femmes finissent toujours par recommencer à travailler super rapidement, parce que t’as pas ben ben le choix. Ta business dépend de toi et souvent, surtout si tu as des clients, ben tu ne peux pas t’absenter éternellement si tu veux les conserver.

Vraiment pas évident, donc.

Pour ma part, j’avais décidé de prendre 2 mois après l’accouchement et 2 semaines avant. J’aurais vraiment voulu prendre plus, mais d’un autre côté, c’est comme impossible. Ça demanderait TELLEMENT de travail en amont. Juste tout préparer pour prendre 2 mois et 2 semaines, ça a été vraiment demandant. Je n’imagine pas plus.

Finalement, j’ai eu une journée avant l’arrivée de Clara, qui s’est pointé le bout du nez en avance. Et j’ai pris 6 semaines ensuite. Depuis, je travaille en moyenne 2-3 heures par jour. Donc rien de trop intense. Je veux encore profiter du temps avec elle et ne pas retomber à temps plein tout de suite. Certains jours je travaille plus et d’autres, pas du tout.

Je ne peux pas parler pour toutes les travailleuses autonomes, parce que ça varie tellement d’une à l’autre. Je n’ai pas vraiment de clients, sauf ceux que j'avais pour le service de coaching et de branding de l’Académie du Blogue. Mais ça, c’était simple, je n’ai eu qu’à suspendre le service le temps du congé. J’imagine que c’est très différent pour les personnes qui ont des clients avec des mandats précis à rendre ou des tâches à accomplir chaque semaine.

Aussi, je n’ai pas une entreprise avec des produits physiques à créer, vendre et envoyer. De mon côté, tout se passe en ligne et tout est automatisé. Ça peut donc continuer de rouler, même si je ne suis pas là (YAY!).

Là où ça a été très difficile, c’est que j’ai trois entreprises, qui fonctionnent avec du contenu. BEAUCOUP de contenu. En plus de créer le contenu habituel au day-to-day, il a fallu créer le contenu d’avance pour les semaines où je n’étais pas là. Malheureusement, un blogue fonctionne avec la constance. Si j’arrête d’écrire ou de publier sur les médias sociaux, je vais perdre l’engagement de ma communauté et sans elle, bloguer ne peut plus être mon métier.

Alors, comment j’ai fait?

Se faire un plan d’action

J’ai commencé par faire un genre de méga plan d’action, avec une gigantesque to-do list, par projet. Tout ce qu’il y a à faire, créer, prévoir, programmer, planifier, pour chaque événement, projet, mois, etc. C’est assez intense et ça fait un peu peur. J’ai été soulagée une fois que ça a été fait, ça m’a permis d’y voir plus clair et d’arrêter d’avoir peur d’oublier quelque chose.

Par contre, ça m’a aussi fait paniquer parce que j’ai réalisé que c’était à peu près impossible que j’y arrive… seule. Sérieusement, ça prenait comme 12 pages dans mon gros cahier. Et bien entendu, je n’ai pas réussi à tout faire. J’ai dû lâcher prise sur bien des choses.

Déléguer

Je savais que j’allais avoir besoin d’aide pour me remplacer pendant mon congé, pour que mes pages continuent d’être animées, mes courriels répondus, etc. Mais en faisant ma liste, j’ai aussi réalisé que ça me prendrait de l’aide pour pas mal plus que ça si je voulais y arriver et partir l’esprit tranquille.

J’ai créé ma première offre d’emploi! À temps partiel et contractuelle, mais pareil, c’était super excitant à faire. Sur le coup, ça a été beaucoup de travail – j’ai reçu près d’une quarantaine de candidatures! Mais quel soulagement par après.

J’ai commencé avec une personne et une première liste de tâches… qui s’est rapidement allongée! Puis, pas longtemps après, j’ai fait appel à une deuxième personne, pour un mandat différent.

Plus le temps avançait, plus j’étais enceinte et fatiguée. Puis le sentiment que l’accouchement pouvait arriver n’importe quand est arrivé : ça m’a donné un 3e gros boost pour déléguer le plus possible. Je commençais à stresser que j’accouche sans être prête, côté travail.

Lâcher prise

Ça a été dur de lâcher prise comme ça et de confier mes entreprises à des personnes. Je pense que tout le monde dans ce genre de situation pourra vous confirmer à quel point on veut s’y accrocher, tout surveiller. Ce qui m’a aidée a d’abord été de trouver des personnes de confiance, avec un vraiment bon fit! Et de les faire commencer d’avance. Même si les premières semaines de leur travail, j’aurais pu continuer à tout faire moi-même, j’ai tout de suite déléguer certains trucs, pour me rendre à mes deux dernières semaines de travail – où j’avais délégué tout ce qu’il y avait à déléguer.

Cela a fait que j’ai pu être là pour répondre aux questions et rectifier le tir, si jamais besoin il y avait. Ce qui est tout à fait normal han. J’ai deux perles qui m’aident, qui rockent comme ça se peut pas! Mais ce sont mes entreprises, pas les leurs. C’est normal que tout ne soit pas “parfait” du premier coup. En travaillant plusieurs semaines ensemble, je pense que ça nous a toutes rassurées. Plus que genre, de les engager la semaine d’avant et croiser les doigts que tout fonctionne. Les 6 semaines où j’ai été absente, j’étais vraiment en confiance, l’esprit tranquille.

Ça a aussi été dur, à cause de la dépense. Investir dans son travail, ça fait toujours un peu grincer des dents. Chaque dollar qu’on fait est durement gagné, ça fait énormément hésiter de le dépenser. Mais j’ai dû me rendre à l’évidence : c’était une nécessité. Et quel soulagement de l’avoir fait! Non seulement, ça m’a enlevé un poids immense sur les épaules, mais en plus, j’ai l’impression que mon temps à moi est “mieux investi”. Parce qu’elles sont meilleures que moi dans ce que je leur ai confié, ça me permet d’être plus efficace et productive dans les choses où je “performe” davantage.

Pas de distractions

Sinon, pour créer autant de contenu, le meilleur truc que je peux vous donner, c’est de fermer les médias sociaux, de couper les distractions au maximum. Créer du contenu, c’est demandant. Ça prend toute notre attention pour que ce soit efficace. Je me réservais donc des bonnes périodes sans médias sociaux, sans courriels, sans textos. Et idéalement, je faisais coïncider ces périodes avec les moments de la journée où je sais que je suis plus productive.

Avoir du support

Dans des grosses périodes de rush comme ça, avoir le support de son conjoint (ou de la famille, de la coloc, etc.), ça aide énormément. Stan savait que j’avais beaucoup à faire pour qu’on soit tranquilles par après, alors il m’aidait énormément, en en prenant plus sur ses épaules.

Résultats

Voilà! Rien de bien révolutionnaire – je ne suis pas la première à planifier, déléguer et couper les distractions! Mais je me suis dit que ça pourrait être intéressant de vous partager comment j’ai fait.

Je ne compte pas revenir à temps plein immédiatement. Je veux revenir tranquillement, y allerpetit à petit, apprivoiser le travail avec un bébé à mes côtés. J’ai diminué les tâches de mes acolytes, mais elles m’aident encore.

Certaines journées, ça va super bien. Clara est chill et dort à mes côtés pendant que je travaille. D’autres, c’est plus compliqué. Et on est encore deux parents à la maison à temps plein. Ça me fait un peu peur pour notre arrivée en France, Stan va travailler à temps plein. Mais on va trouver des trucs, on va s’adapter.

Pas évident de prendre congé quand on est à son compte. J’ai réussi, mais pour 6 semaines seulement, et ça fait maintenant 4 semaines que je travaille à temps partiel (ou très partiel, c’est selon ahah!). C’est peu et on est LOIN des congés de maternité de gens en entreprise. Mais c’est déjà ça :)

Ce que j’aurais voulu savoir sur l’allaitement

Ce que j'aurais aimé savoir sur l'allaitement

L’allaitement.

Je ne sais pas vous, mais moi, je ne voyais que de jolies choses concernant l’allaitement. Ça avait dont l’air magique, facile, agréable et les plus beaux moments à vivre avec bébé. Pour l’accouchement, je m’étais préparée mentalement : je savais que ça allait être très désagréable. J’ai lu, j’ai regardé des vidéos, j’ai fait des exercices pour faciliter les choses un petit peu. Mais l’allaitement? J’entendais juste de belles histoires. Je pensais que ça allait être facile. Oui, j’ai plusieurs personnes dans mon entourage pour qui ça n’avait pas fonctionné. Ah well. Je ne m’y suis pas attardée plus que ça… Parce que “ça devrait être facile, en ligne, c’est juste ça que je vois”. Bienvenue dans ma première claque dans face maternelle.

J’aurais vraiment aimé savoir ce qui m’attendait. Peut-être qu’en sachant que ça n’allait pas être facile, j’aurais été mieux préparée mentalement. Parce que là, j’ai pris un estique de débarque.

Premièrement, ça fait mal.

Les premiers jours, tu te dis, c’est normal, on doit s’habituer, autant moi que bébé. Mais ça passe pas. MÊME QUE ÇA EMPIRE. Et quand je dis douleur, c’est pas juste un désagrément là. Genre que ça te fait “friser les orteils”. Tu peux même saigner de là. Oui oui! J’étais tellement crispée quand j’allaitais que j’avais mal à la tête 24/24. Et je finissais souvent en braillant, à boutte.

En plus, les premières semaines, tu fais juste ça. Tu allaites aux 2-3 heures. Mais t’es pas habituée, bébé non plus, alors ça prend genre une heure allaiter. Tu termines… Il te reste une heure pour te reposer avant que ça recommence.

J’étais dans un cycle de désespoir. Je voyais l’heure avancer et je redoutais ce qui s’en venait. Plus on approchait de l’allaitement, plus je me trouvais des choses pas rapport à faire, “que je devais absolument terminer là là” pour essayer de retarder ce moment un peu.

Tout le monde me disait “lâche pas, le pire est derrière toi!”. Mais même après la 3e, puis 4e, puis 5e semaine, ça faisait encore mal.

Sont alors venus les “hum… c’est pas normal que ça te fasse encore mal”. As-tu essayé [insérer interminable liste de conseils / professionnels à consulter]? On a fait de l’osthéo, Clara et moi. J’ai eu deux marraines d’allaitement. On a vu une infirmière spécialiste en lactation / allaitement. On a essayé la lanoline, la crème du Dr. Newman, le lait maternel. Laisser les seins à l’air libre. Les compresses lavables. Les compresses jetables de plusieurs marques. Rien n’y faisait. J’avais toujours mal.

ÉPINGLEZ L’IMAGE DANS VOTRE TABLEAU DE MATERNITÉ ^_^

ÉPINGLEZ L’IMAGE DANS VOTRE TABLEAU DE MATERNITÉ ^_^

Quand j’avais trop mal, je tirais mon lait et on lui donnait à la petite cup. Mais à un moment donné, Clara en a eu vraiment marre. Elle avait besoin de téter. On était à la semaine trois… J’avais lu partout (et m’étais fait dire) de ne pas intégrer de suce ou de biberon avant la semaine 6, pour ne pas nuire à l’allaitement. Bébé pourrait ne plus vouloir reprendre le sein après ça.

Mais aussi, le meilleur conseil que j’ai entendu et celui que je me répète sans cesse : la personne qui sait ce qui est le mieux pour son bébé, c’est sa maman. On connait notre enfant, on veut le meilleur pour lui. Il faut faire confiance à son instinct de mère (et de père!).

On a donc donné la suce à Clara. Ça lui a fait du bien et ça a donné un break à mes seins. (Elle continuait souvent de téter sans boire, ce qui me blessait encore plus).

Ça a fait du bien, mais ça n’a pas réglé le problème de douleur, malheureusement. Ma production de lait est dans le tapis, y’a au moins ça de bon. Donc ça va bien pour tirer mon lait. Mais là, pauvre petit bébé d’amour, elle en avait vraiment marre de boire à la cup. Ça nous faisait vraiment de la peine de lui donner mon lait comme ça. À ce moment-là, j’avais vraiment les seins maganés et je ne voulais pas lui redonner le sein tout de suite, j’essayais que ça guérisse un peu. Parce que j’étais vraiment à boutte. Encore là, on a fait confiance à notre instinct parental et on a fait l’impensable… On lui a donné un biberon.

Avec mon lait dedans, on s’entend. Mais on a pris le risque qu’après ça, elle ne veuille plus reprendre le sein. Rendu là, honnêtement, je m’en sacrais. Je me disais que j’aimais mieux tirer mon lait everyday all day et lui donner au biberon plutôt que de me faire démolir les mamelons. J’étais à boutte ahah!

Mais, on a bien fait de s’écouter. Clara a pris le biberon facilement et elle aimait ça 1000 fois plus que la petite cup désagréable qui coule partout. Elle buvait à sa faim, à son rythme et en tétant. Après, elle était calme et rassasiée, versus avec la cup, où elle terminait fâchée.

Mes seins ont guéri un peu et j’ai recommencé à l’allaiter. Et ça a fonctionné! Même après le biberon, elle a bien repris le sein.

Aujourd’hui, on en est à la semaine 8. J’allaite pas mal tout le temps, sauf quand on a des rendez-vous qui concordent avec ses heures de boire (je tire mon lait dans la voiture, en chemin ahah).

J’ai encore mal, mais ça s’améliore. C’est rendu juste désagréable. Même que parfois, ça ne fait pas mal du tout (OMG!).

Après toutes ces mésaventures, voici mes (humbles) conseils :

  • Écoutez-vous. Vous connaissez mieux votre bébé que quiconque.
  • Consultez une infirmière spécialiste en lactation/allaitement. Elles pourront vous expliquer pourquoi ça fait mal (dans mon cas : Clara a le palais très creux, donc tant que sa bouche ne grandira pas un peu, mon sein ne la remplira pas comme il faut. C’est pour ça qu’avec le temps, la douleur va en diminuant) et vous donner des conseils pour améliorer la situation (dans mon cas : j’ai un gros réflexe d’éjection – le lait sort fort et rapidement, au début. Et c’est assez pour bien la nourrir. Je la laissais forever accrochée avant, ce qui me blessait tout le temps pour rien. Maintenant, quand elle a terminé de boire après ce réflexe d’éjection, je l’enlève. Même si ça a juste pris 5-10 minutes, je sais que c’est assez. Et je reconnais de mieux en mieux ses signaux de faim et de satiété, YAY!)
  • Essayez de ne pas vous décourager, c’est vrai que ça s’améliore avec le temps. Vous allez devenir plus à l’aise, bébé aussi.
  • Et surtout : ne culpabilisez pas. Allaiter n’est pas facile. Naturel, oui. Mais facile, non. On a toutes des seuils de tolérance à la douleur différents, des histoires différentes et des bébés différents. Ça sera peut-être bébé fafa pour une amie et vraiment difficile pour vous (ou vice-versa). Faites votre possible. Vous voulez le meilleur pour votre enfant, c’est certain. Mais votre santé mentale est importante aussi. Ma mère a toujours dit : mieux vaut donner un biberon avec amour qu’un sein avec rage.

À propos des vêtements d’allaitement et des accessoires

Au début, je ne pensais pas avoir besoin de vêtements d’allaitement. T’sais, à la maison, je m’en fous d’avoir un vieux t-shirt que je lève au complet pour que Clara boive. Mais en public… Ouin. C’est pas mal moins pratique. Je préfère ne pas avoir le ventre tout à l’air, personnellement.

Pour m’équiper, c’est vers Berceau Maternité que je me suis tournée. C’est une boutique à Québec, mais également en ligne (YAY!) qui tient, entre autres, mes vêtements de maternité préférés, Boob Design. C’est une compagnie suédoise qui utilise des tissus biologiques et durables et qui font leurs vêtements en Europe. Les vêtements sont conçus pour faire pendant la grossesse et pour l’allaitement, avec juste un petit panneau discret qui se relève du chandail.

Ce que j’adore de Berceau c’est qu’ils tiennent de beaux vêtements. Personnellement, je n’avais jamais été ben ben impressionnée par les vêtements de maternité, je trouvais toujours ça ben quétaine ou ben ordinaire. Mais pas chez Berceau :D

Dans les accessoires que je vous suggère aussi :

  • Des bonnes brassières d’allaitement. Trois c’est vraiment le chiffre parfait pour moi, comme ça, elles sont toujours en rotation et j’ai le temps de les laver. J’en avais seulement deux au début, mais je me retrouvais toujours une journée pas de brassière, à passer à travers 12 chandails parce que mes seins coulent toujours.
  • Des pads d’allaitement. Je préfère les lavables, mais pour aider mes seins à guérir, j’ai utilisé quelques boites de jetables de marque Medela. Je m’étais fait dire qu’ils aident à la guérison, parce qu’ils gardent vraiment les seins au sec. Et c’est vrai. Je vois la différence. Mais maintenant que ça va mieux (YAY!), après cette boite, je vais retourner à mes pads lavables.
  • Un coussin d’allaitement. Personnellement, j’en ai eu besoin les 6 premières semaines environ. Maintenant je ne l’utilise plus. Donc si vous êtes capable, empruntez-le à une amie. C’est ce que j’avais fait et je suis bien contente de ne pas avoir dépensé pour / de ne pas être “pris” avec :)
  • Un tire-lait. Parce qu’allaiter c’est vraiment pas facile les premières semaines, vous serez contente de pouvoir vous donner un peu de répit en tirant votre lait parfois. Pour le donner à boire à bébé : des petites cup de plastique ou une seringue. Si vous finissez par lui donner le biberon, assurez-vous que ce soit avec une tétine pour nouveau-né, à très faible débit. Ainsi, vous mettez toutes les chances de votre côté pour que bébé reprenne bien le sein après.
  • Un entourage qui vous supporte. Et ça, si vous voulez réussir à allaiter, c’est LE PLUS IMPORTANT. Avoir un amoureux qui vous encourage, vous épaule, vous apporte des verres d’eau (lol), se lève avec vous la nuit, etc., ça fait toute la différence du monde. Et c’est le facteur le plus important, pour vrai, d’un allaitement réussi.

Et finalement, si l’allaitement ne fonctionne pas pour vous, ne vous sentez pas mal. On a assez d’affaires de même sur lesquelles ont culpabilise dans la vie. Vous avez essayé et fait de votre mieux? C’est parfait.

 

UPDATE APRÈS 4 MOIS

Ça fait maintenant 4 mois que j’allaite exclusivement, YAY! Je me suis dit qu’on était dues pour une petite mise à jour.

Ça va SUPER bien. Sincèrement, je suis tellement contente d’avoir persévéré. Les 9 premières semaines n’ont pas été l’fun, comme vous avez pu lire. À partir de la 9e par contre, il y a eu un shift. Je ne sais pas si c’est moi qui s’est endurcie, si la bouche de bébé avait assez grossie ou peut-être qu’on s’en venait simplement plus habiles, toutes les deux. Mais à partir de là, c’est devenu de plus en plus facile et ça faisait de moins en moins mal.

Parfois, ça fait encore un peu mal. Mais rien de comparable à avant! C’est légèrement désagréable, tout simplement. Et c’est surtout quand ma fille commence à faire n’importe quoi. Elle est très curieuse donc en fin de boire, elle relève souvent la tête de manière très soudaine pour voir ce qui se passe, alors que mon sein est encore dans sa bouche. (ouch!).

J’ai finalement des moments comme j’imaginais et que j’entendais toujours les mamans vanter. Des moments magiques avec bébé, vous savez? Et oui, j’y ai droit moi aussi! Les boire sont rendus très rapide (quand c’est long, ça prend 15 minutes, mais c’est souvent plus autour de 7-8 minutes), alors on dirait que je veux en profiter. Ce sont nos petits moments à nous, en tête-à-tête. Je n’ai plus besoin d’être distraite pour ne pas penser à la douleur. Je fais juste connecter avec Clara :)

Mes préférés sont ceux du soir et du matin, quand je l’allaite couchée dans le lit et qu’elle s’endort tout doucement pendant que je lui flatte le dos, une petite main agrippée à mon chandail.

J’ai vraiment eu de la chance d’avoir une équipe de support DE FEU! Mon amoureux, ma doula, une marraine d’allaitement supplémentaire et une de mes très bonnes amies. Chaque jour, ces personnes prenaient de mes nouvelles, m’encourageraient, essayaient de m’aider du mieux qu’elles pouvaient et ça a fait toute la différence. C’est grâce à elles (et lui) que je n’ai pas abandonné.

J’y ai pensé, mais je suis tellement contente de ne pas l’avoir fait. Si vous pouvez avoir des personnes du genre, qui vont full vous encourager, ça va vraiment vous aider.

Si vous êtes dans une période pas facile de l’allaitement, pour vrai de vrai, ça va devenir mieux. En tout cas, je vous le souhaite de tout coeur.

Faites juste continuer de vous écouter vous et votre bébé et tout va bien aller. ♥