Comment notre bébé a fait ses nuits

Comment notre bébé a fait ses nuits

J'ai fait une publication Facebook il y a quelques temps disant que Clara faisait (enfin!) ses nuits. Cela a créé beaucoup de réactions de votre part, donc je vous ai promis de vous expliquer plus en détails la technique que nous avons choisi d'utiliser.

J’ai décidé de ne plus jamais « ne pas avoir le temps » – mes semaines de 25 heures

prendre le temps - comment j'ai laissé aller plein de projets pour moins, mais mieux travailler et profiter de la vie

Manquer de temps. Ça m’a toujours particulièrement énervée. J’ai toujours été très occupée. Même au secondaire, j’avais un horaire de ministre, jonglant avec je ne sais pas combien d’activités sportives et un profil académique de futur médecin (la réalité m’a rattrapée au cégep : rien à foutre des sciences!). Une phrase que mon père m’a toujours répétée et qui me faisait DONT lever les yeux au ciel… Chaque fois que je disais “je n’ai pas le temps”, il me corrigeait en disant : “Non non. Tu ne PRENDS pas le temps, c’est différent.”

Avec plus de maturité, j’ai fini par comprendre que mon père a raison, tellement raison. On a toujours le temps, mais on le prend rarement. On est très bons pour mal le répartir, en fait. Beaucoup pour le travail, peu pour le reste. Mais pourquoi?

Remarquez, j’étais comme ça aussi il n’y a pas si longtemps. La journée typique? Travail de 7 h 30 à 20 h 30. Et souvent 6 jours sur 7. Belle hygiène de vie (not).

Plus jeune, je m’imaginais un jour genre VP communications dans une grosse entreprise. La grosse job, les grosses heures. Le standing, le leadership et le style de vie qui viennent avec aussi. (Puis, j’ai travaillé en entreprise et j’ai vu que ce n’était pas pour moi. Je n’aime pas avoir un patron et aller travailler dans un bureau. Et quand c’est trop répétitif. Et quand je trouve les tâches qu’on m’assigne niaiseuses. OUPS!)

Puis je suis partie à mon compte, en faisant mes propres affaires, créant mon emploi de rêve à moi. LE RÊVE! Je vous jure. Pas une journée depuis je n’ai regretté mon choix et chaque matin, je suis excitée de commencer à travailler. J’ai toujours adoré les lundis depuis! Le problème avec ça, c’est qu’on est passionnée par ce qu’on fait. Et quand on est entrepreneur, on est passionné en tabarnouche par notre entreprise. Notre cerveau n’arrête JAMAIS. Et il y a toujours quelque chose à faire. C’est ainsi qu’on se retrouve à prôner (et rêver de) l’équilibre de vie, mais à travailler 75 heures par semaine, tout le temps.

La zénitude, le bien-être, l’équilibre… Toutes des choses dont je faisais (et fais toujours) la promotion. J’étais bien quand même han, je veux préciser. Mais ça fait cordonnier mal chaussé pareil de travailler autant, en ventant tout ça!

Puis, une petite chose est venu me donner le coup de pied aux fesses dont j’avais besoin. Mon enfant.

Le déclic

J’avais réussi à me préparer 2 mois de congé de maternité en créant beaucoup de contenu d’avance et en déléguant. Vers la fin de ces 2 mois, le travail m’a rattrapé de plein fouet. Concours de circonstances, je me suis retrouvée à devoir faire mon rythme d’avant, mais avec un bébé de 2 mois. Heureusement, Stan était à la maison avec moi, donc il pouvait s’occuper de Clara. Je l’allaitais, puis je me remettais à travailler. À faire les mêmes choses qui me passionnaient avant, mais qui là, soudainement, ne me plaisaient pas du tout.

Ça me fâchait TELLEMENT de manquer de précieux moments avec ma fille. Une semaine de ce régime et ça a été la fin. Non, c’est pas vrai que je vais manquer des moments de sa vie et être sporadiquement là. Je ne veux pas être une maman qu’elle voit rarement, parce qu’elle travaille trop. Le travail est important pour moi, mais ma famille aussi.

J’ai compris qu’avoir carrière de rêve et être la maman que je veux être, ça se peut. C’est possible d’être les deux, de tout faire et de bien le faire. De ne pas négliger une sphère de ma vie pour l’autre.

Alors, concrètement, j’ai fait quoi?

De l’introspection, beaucoup d’introspection. Et surtout, j’ai fait des listes et j’ai écrit. J’ai mis sur papier TOUT ce que je faisais, tout ce qui remplissait mes journées. Et j’ai regardé chaque chose avec honnêteté. Est-ce que j’aime réellement ça? Est-ce que ça me passionne? Pourquoi je le fais?

Si les réponses n’étaient pas dans l’ordre de “je le fais parce que ça ma passionne, ça me rend heureuse et ça fait vibrer mon coeur” (genre), bye bye. Même si c’est un beau projet. Même si je suis bonne là-dedans. Même si ça aide ou fait du bien à plein de gens.

J’ai donc laissé-aller plein d’affaires, vraiment plein d’affaires.

J’ai aussi écrit un article sur le blogue de Fit Hippie qui complète bien celui-ci pour parler du processus, surtout avec Fit Hippie. Parce que j’ai laissé aller beaucoup de choses avec cette entreprise.

Le plus gros move ici a été de me départir de l’Académie du Blogue. Si vous ne connaissez pas, c’est un gros projet que j’ai démarré dans le but d’aider les blogueuses (en devenir ou aguerries). J’ai démarré ça à l’hiver 2016 et déjà, y’a plus de 2000 personnes (!) qui ont fait mes cours. Honnêtement, c’est big et c’est une entreprise avec un énorme potentiel. Ça a été une pionnière dans l’univers du blogging en français. Ça aide encore des milliers de personnes et la communauté Facebook est super active et une des plus belles du Web dans le domaine. Et côté financier, elle rapporte bien et sans y mettre trop d’efforts (le bonheur d’automatiser ses choses!). Alors, pourquoi m’en départir?

Parce que ce n’est plus aligné avec qui je suis, ma mission et comment je veux faire une différence dans la vie des gens. Ça n’enlève absolument rien au projet, c’est simplement moi qui a dévié. Et surtout, pour travailler seulement 25 heures par semaine, faut faire des choix. Ces 25 heures, il faut les remplir avec grande attention, et seulement de choses 100 % alignées avec nous. C’est la clé du succès. Aussi beau soit le projet, il ne rentrait plus dans ces critères.

La vie est bien faite. Je me questionnais à savoir si je faisais simplement le fermer ou le laisser-aller. Ça, ça m’aurait vraiment fait de la peine, parce que c’est un projet qui aide encore beaucoup de personnes. Puis, la vie a mis Camille sur mon chemin. Camille qui TRIPPE sur le projet et veut l’amener là où il mérite d’aller, qui a les connaissances et la passion pour le faire.

Alors voilà, j’ai vendu l’Académie du Blogue.

La majorité des gens n’ont pas compris le move et m’en ont découragée. Mais je suis restée bien campée sur ma décision. Je savais que c’était la chose à faire. Je me suis écoutée et mon Dieu que je ne le regrette pas! Quand les choses coulent d’elles-mêmes et se font sans pousser, sans forcer, c’est signe qu’on a pris la bonne décision.

  Épinglez-moi pour retrouver l’article plus facilement et le partager sur Pinterest ♥ 

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Mais aussi

Et sinon, j’ai vraiment mis la hache dans Fit Hippie, pour ne garder que ce qui me fait réellement tripper, j’ai redéfini ce que je voulais faire avec Bulles & Bottillons, j’ai délégué beaucoup de choses et j’en ai tout simplement supprimer plein d’autres. Je me suis fait une belle liste de projets qui m’allument vraiment beaucoup, mais qui viendront en temps et lieu. Ma règle : tant que je n’ai pas réellement le temps, je ne me lance pas là-dedans. (Même si j’ai vraiment hâte ahah!)

Et j’ai démarré un nouveau projet, qui me fait vraiment, mais vraiment vibrer. J’ai mis un nom sur ma philosophie de vie et d’entrepreneuriat et j’ai envie de la partager au plus de gens possible. D’aider d’autres femmes comme moi à ralentir, à arrêter de trop travailler et à prendre plus de temps pour elles et leur famille. À avoir du succès en affaires, plus qu’assez de moyens, sans rien sacrifier. Je vous présente le slowpreneuriat!

Slowpreneuriat – le slow toute en business

Sur la liste des beaux projets à faire lorsque j’aurai le temps (ahah), il y a un podcast associé à ça, où je veux interviewer d’autres entrepreneures qui travaillent moins, mais ont du succès, des femmes inspirantes et motivantes. Le slow toute sera à l’honneur, avec une twist de business. (J’ai déjà plein de noms en tête, mais n’hésitez pas à me dire celles que vous aimeriez entendre!)

Pour l’instant, je me concentre sur le coaching, l’accompagnement. J’y prends vraiment plaisir et c’est fou à quel point j’aide, concrètement et avec des résultats, les femmes que j’accompagne.

Mais là… Tu veux travailler moins, mais tu démarres un nouveau projet?

Eh oui! En fait, j’ai d’abord pris le temps de réfléchir à ce que j’aimais le plus de chacun de mes projets et inspirer, aider, avoir un impact positif, accompagner les gens dans leurs changements, etc. revenait vraiment souvent. Je le fais, dans chacun de mes projets, à différents niveaux et de différentes manières. Mais là, j’avais envie de le faire à 100 %, de manière hyper concrète.

En plus, j’ai tellement fait un beau ménage dans mes tâches que j’ai le temps et l’espace pour le faire et surtout, bien le faire.

Et finalement, j’ai pris mon temps. J’ai l’habitude de lancer un projet en quelques jours. J’ai l’idée, je mets tout sur papier, je bâtis ma stratégie et hop, je clanche mon site Web! Cette fois, j’ai vraiment pris mon temps. Presque 2 mois! C’est énorme pour moi! J’ai fait les choses lentement et quand j’avais du temps libre.

Donc voilà! Si le service vous intéresse, j’offre un accompagnement total de 6 mois, pour 12 femmes seulement. Ça allie un mix de coaching d’entreprise, bien entendu, mais aussi de développement personnel, de travail sur le mindset et la confiance. On fait un gros ménage de vos tâches, projets, passions et priorités, pour amener le plus de clarté possible dans votre mission, votre public cible votre entreprise. Tout ça dans le but de diminuer vos heures de travail, de mieux travailler, de profiter de la vie davantage et d’avoir plus de revenus. D’être juste bien et heureuse, tout en étant à la tête d’une entreprise qui vous ressemble, vous passionne et vous gonfle le coeur de fierté.

Et pour celles qui ont besoin d’un coup de main tout de suite là là, j’offre une version express de 3 heures, ou encore, une rencontre d’une heure.

Ces dernières sont parfaites pour celles qui ne sont pas nécessairement entrepreneures, pour amener plus de clarté sur vos objectifs, vous aider à débloquer, vous donner de nouvelles perceptives, valider une idée ou un projet et le mettre en place, etc.

J’ai aussi un exercice gratuit pour faire le ménage dans vos projets, juste ici.


J’espère que cet article vous incitera à ralentir et vous montrera que c’est tout à fait possible de faire ce qu’on aime, de profiter de la vie, de faire autre chose que juste travailler, tout en étant capable de vivre. Écoutez-vous, faites-vous confiance. Si votre intuition vous dit de lâcher tel ou tel projet, mais si, logiquement, ça ne fait pas de sens ou que tout le monde vous dit de ne pas faire ça : écoutez-vous. Vous savez ce qui est bon pour vous. Vous vous connaissez mieux que quiconque.

N’hésitez jamais à dire non. C’est correct! Dire non aux autres, c’est dire oui à soi-même. Prendre soin de soi, de ton temps, de sa santé mentale, c’est prioritaire. Pas égoïste. Quand on se met en priorité, on est mieux dans notre peau, mieux disposée à aider les autres, à être un modèle, à inspirer et à être 100 % présente dans ce qu’on fait. Et ça, c’est tellement précieux.

N’hésitez pas si vous avez des questions ou commentaires, ou avez envie de jaser de tout ça! Je ne suis pas la plus rapide à répondre (je suis #slowtoute pour vrai haha!), mais je réponds toujours.

Josée-Anne xx

Déménager en France – premier bilan!

Déménager en France avec un bébé de 3 mois

Ça fait déjà un mois qu’on a déménagé notre petite famille en France! Ça passe tellement vite, c’est incroyable. Ça n’a vraiment pas été de tout repos, surtout les quelques jours avant, pendant et après, mais je suis quand même surprise de la simplicité de la chose. Encore une fois, rien ne s’est passé comme prévu (sérieux, est-ce que ça arrive que les choses se passent comme prévu!?), mais comme d’habitude, on a lâché prise et on a suivi le flow.

D’abord, les quelques jours avant le déménagement ont été assez intenses, puisqu’on devait vider la maison où on était, la remettre dans son état initial, tout déménager chez mes parents et faire les valises. Avec un enfant de 3 mois. On pensait au départ être capables de partir avec seulement les valises auxquelles on avait droit (4 valises et 2 carry-on). LOL! On est finalement partis avec 2 valises surdimensionnées, 2 carry-on, nos 2 sac à dos, le sac à couche, la poussette, le siège d’auto et 5 grosses valises. OUF!

Avec du recul, l’arrivée à l’aéroport de Montréal a été comique. On s’est présentés 4 heures d’avance, pour être certains que tout puisse embarquer : heureusement! Finalement, on avait une valise qui était trop lourde de… 23 KILOS!!! Ahahah bravo à nous. Mon père est allé acheté une autre valise et on s’est mis à tout remanier pour que toutes nos valises aient le bon poids. La dame de l’accueil a tellement ri de nous quand elle nous a vu arriver! Mais elle a été super gentille, compréhensive et a travaillé fort pour qu’on ne paie pas 10 000 $ en extra (merci!).

Dans l’avion, Clara, cette enfant pleine de belles surprises, a été UN ANGE. Le vol nous stressait un peu. Imaginez passer 7 heures, de nuit, avec un bébé qui pleure tout le long. Mais elle a été calme dans mes bras, je l’ai allaitée au décollage, puis on l’a couchée dans la petite bassinette fournie par l’avion et elle a dormi jusqu’à l’atterrissage, où on l’a réveillée pour qu’elle boive. Quand la dame derrière nous a vu qu’on avait un tout petit bébé, elle a dit, bien exaspérée “ah non, j’espère qu’on pourra changer de siège, y’a un bébé devant nous”. BEN QUIN TOÉ MADAME, VOICI MON ENFANT PARFAIT! Ahahah! Non mais sérieusement à la fin elle m’a dit « mon Dieu on ne l’a pas entendue du vol, c’est fou! » (J’étais aussi surprise/soulagée que vous madame).

 Clara qui dort dans l’avion ♥

Clara qui dort dans l’avion ♥

Même branle-bas de combat à l’arrivée. On récupère les 9 valises et tout le tralala. Heureusement, le père de Stan (fouillez-moi comment) a réussi à nous rejoindre au terminal des bagages, donc il nous a aidé à tout récupérer, mettre sur les chariots et amener les-dits chariots.

Une fois à la maison, on a été surpris. Agréablement et pas mal moins agréablement. D’abord, on a adoré la maison! Il faut comprendre qu’on ne l’avait jamais vue en vrai. Seulement en photos (pas mal floues ahah). Le père de Stan avait eu la gentillesse (encore!) de la visiter pour nous et nous avait dit qu’on y serait bien. Donc oui, la maison était vraiment géniale. Petite, mais parfaite pour nous, 2 grandes chambres, un bureau, une petite cour (un jardin, pardon) et la pièce principale (salon, cuisine, salle à manger) la plus lumineuse qui soit. On voulait une maison super bien éclairée naturellement et on a été servis! C’est tout simplement magnifique. Dès qu’on a franchi la porte, on savait qu’on y serait bien.

Mais OH BOY qu’elle avait besoin d’amour.

Sale, sale, sale. Des toiles d’araignées partout, tous les éviers bloqués, une laveuse complètement moisie, un comptoir de cuisine pas fini, de la poussière partout, le système de ventilation dégoutant, la cour laissée à l’abandon depuis probablement 3 ans : Que des mauvaises herbes hautes au genou), des finitions plus que douteuses (la peinture à refaire partout, le baignoire brisée, les moulures mal mises, un vieux papier peint dégueux – nommé le donjon, posé directement sur le plâtre (#BRAVO). Bref. Vous voyez le genre!

Ajoutez à ça qu’on arrivait avec rien. Oui bon, 9 valises. Mais aucun meubles, rien pour remplir les armoires. C’était surtout les affaires de Clara, nos vêtements, un peu de livres, quelques cadres et mes herbes (hippie de même la fille). Et on a décidé qu’on s’équiperait uniquement en trucs usagés (je vous ferai un article juste là-dessus, en vous montrant le résultat final!), donc ça nous a demandé 4 fois plus de temps.

(Le tipi de Babilles & Babioles nous a suivi du Québec, dans un sac à ski ahah! + vous voyez un bel exemple de la magnifique luminosité qu’il y a dans la maison)

Mais ça nous allait. Au lieu de capoter et de tout vouloir faire en quelques jours (mon style, d’habitude), on a décidé de ne pas stresser pour ça et de prendre notre temps, pour fouiller et trouver des items coup de coeur dans les brocantes, les ventes de garage et sur les sites de seconde-main. Et pour l’état de la maison, d’y aller une étape à la fois, sinon c’est beaucoup trop décourageant.

Ce n’est pas encore tout à fait terminé, mais on y est presque.

Déménager avec un bébé de 3 mois, ce n’est pas évident, mais quand on prend notre temps et qu’on suit son rythme, ça se fait très bien.

Et là, la France, c’est comment?

Alors, on est en Bretagne, sur la presqu’ile de Quiberon. On habite dans ce village de 6000 habitants, mais on est à l’extérieur du centre-ville dans un tout petit quartier trop mignon qui s’appelle Kerniscop. C’est sur une bande qui longe l’océan qui s’appelle la Côte Sauvage. C’est vraiment magnifique! Notre maison est au bout d’une impasse, donc derrière nous, c’est la forêt. Il n’y a donc jamais de voitures. Quelques vélos et quelques chevaux (un sentier passe devant chez nous), c’est tout. C’est hyper tranquille, on adore!

Ici, vous voyez, on est à 4 minutes à pied de la maison.

Et le plus beau… On est à 300 mètres de la mer. On y est à pied en 5 minutes. À marée basse, il y a même une plage et un spot de surf à cet endroit, qu’on a découvert cette semaine! (On capotait). Sinon, les endroits où on aime beaucoup surfer sont à 5 minutes de voiture. Le rêve!

Les paysages sont à couper le souffle, il fait beau chaque jour (on a eu une journée grise en un mois…!). Les nuits sont fraiches, mais le jour, il fait 25-30 degrés. On va à la plage et on surfe tous les jours. On prend des marches. On va au marché (j’ai une grande passion d’aller au marché ahah). Les gens sont super gentils et je ne me fais pas trop achaler avec mon accent. (Je suis agréablement surprise de ça!). J’ai déjà quelques marchands chez qui je vais chaque semaine qui me reconnaisse et avec qui je jase, c’est l’fun :) Clara s’adapte super bien aussi.

Un de nos nouveau spot de surf.

Je me sens en vacances depuis que je suis ici, je pense que c’est vraiment bon signe! Bon, il y a aussi eu le fait que ça a pris deux semaines avant qu’on aille internet, donc je n’ai pas travaillé pendant ces deux semaines. Mais encore aujourd’hui, je me sens tellement zen et sereine. C’est peut-être la mer? Le fait que j’ai décidé de travailler moins et de profiter plus?

Sinon, voici quelques observations / faits cocasses :

  • Presque chaque fois que je conduis, il y a un moment où je croise une voiture et je dois fermer les yeux parce que j’ai peur qu’on s’accroche. Les routes ne sont VRAIMENT pas larges.
  • Je suis un peu cowboy dans les ronds-points.
  • Y’a pas de moustiquaires. Tu ouvres les portes et fenêtres et c’est ça. Les bibittes rentrent et c’est normal. (Heureusement, il y a très peu de moustiques).
  • Parfois, on me parle spontanément en anglais quand on entend mon accent (!?)
  • Je me fais regarder croche chaque fois je que dis à Clara qu’elle est bonne. (Ici bonne = bien faite… oups!)
  • Les trottoirs sont également des places de stationnement acceptables.
  • Afficher les noms de rue et numéros de maison est quelque chose de TRÈS facultatif. Vraiment pratique quand tu vas chercher un meuble dans un village inconnu pour trouver ton chemin. NOT.
  • L’essence coute VRAIMENT cher. Je pensais que ça coutait cher au Québec, mais wow! Heureusement, on prend peu la voiture.
  • Le dimanche tout est fermé (mais ça, je trouve ça vraiment l’fun. Ça empêche de se rabattre sur le magasinage quand tu n’as rien à faire.)
  • Le soleil se couche super tard (il fait complètement noir vers 23 h 15), mais se lève tôt (6 h). Ça fait vraiment des belles journées!
  • Bon, ça je ne vous apprends rien, mais le vin et le fromage sont pas cher et tellement bons! YEAH!
  • On n’amène pas sa chaise à la plage, sauf si tu as 75 ans et plus.
  • Parfois, mais pas tout le temps, tu dois laisser passer les voitures qui arrivent d’une petite rue sur la droite. Même si tu es sur un chemin qui roule à 90. Genre tu sacres les brakes pour laisser passer la voiture. (!?) J’oublie souvent, j’avoue.
  • Y’a pas de casse-croute :(
  • Y’A PAS DE KALE!!! Ça, c’est la plus grosse tristesse d’être ici. Je suis en manque grave de kale. Quelqu’un veut m’en shipper?
  • Y’a des boulangeries partout, ça compense un peu pour le kale. Un peu.
  • C’est comme mal-vu d’avoir les cheveux rose/bleu/mauve/et compagnie. Mais si jamais je remets mes cheveux rose ou mauve, je vais le faire fièrement pareil.
  • Tout le monde se vouvoie spontanément, même les jeunes. Un pays poli!
  • Le rayon beurre de peanut se limite à… deux pots.

Alors voilà! On est bien contents d’avoir fait le move. On s’y sent bien et chez-nous. On a un peu hâte de se faire des amis, mais ça viendra. Sinon, ma mère nous rend visite demain (YAY!), la famille de Stan est venue la semaine passée, son papa est dans le même village que nous et on a des amis qui viennent en septembre. Et on revient 2 semaines en octobre pour le Camp Fit Hippie. On ne s’ennuie pas trop :)

N’hésitez pas si vous avez des questions ou des suggestions pour celles qui sont déjà venues dans notre coin.

Prendre un congé de maternité quand on est travailleur autonome / entrepreneur

Le congé de maternité quand on travail à son compte

Être travailleur autonome et entrepreneur, c’est la plus belle chose du monde. Ça apporte tellement de liberté, ça permet de créer la job de ses rêves, de remplir ses journées de la manière qu’on le veut… Mais ça devient aussi un cauchemar quand on tombe enceinte. On fait quoi avec le congé de maternité?

En fait, “congé de maternité” est un peu une blague dans le monde des travailleurs autonomes. C’est un calvaire à préparer d’avance, un cauchemar avec le RQAP (régime d’aide parentale du Québec, pour les amies d’outremer) si on veut avoir droit à des allocations et les femmes finissent toujours par recommencer à travailler super rapidement, parce que t’as pas ben ben le choix. Ta business dépend de toi et souvent, surtout si tu as des clients, ben tu ne peux pas t’absenter éternellement si tu veux les conserver.

Vraiment pas évident, donc.

Pour ma part, j’avais décidé de prendre 2 mois après l’accouchement et 2 semaines avant. J’aurais vraiment voulu prendre plus, mais d’un autre côté, c’est comme impossible. Ça demanderait TELLEMENT de travail en amont. Juste tout préparer pour prendre 2 mois et 2 semaines, ça a été vraiment demandant. Je n’imagine pas plus.

Finalement, j’ai eu une journée avant l’arrivée de Clara, qui s’est pointé le bout du nez en avance. Et j’ai pris 6 semaines ensuite. Depuis, je travaille en moyenne 2-3 heures par jour. Donc rien de trop intense. Je veux encore profiter du temps avec elle et ne pas retomber à temps plein tout de suite. Certains jours je travaille plus et d’autres, pas du tout.

Je ne peux pas parler pour toutes les travailleuses autonomes, parce que ça varie tellement d’une à l’autre. Je n’ai pas vraiment de clients, sauf ceux que j'avais pour le service de coaching et de branding de l’Académie du Blogue. Mais ça, c’était simple, je n’ai eu qu’à suspendre le service le temps du congé. J’imagine que c’est très différent pour les personnes qui ont des clients avec des mandats précis à rendre ou des tâches à accomplir chaque semaine.

Aussi, je n’ai pas une entreprise avec des produits physiques à créer, vendre et envoyer. De mon côté, tout se passe en ligne et tout est automatisé. Ça peut donc continuer de rouler, même si je ne suis pas là (YAY!).

Là où ça a été très difficile, c’est que j’ai trois entreprises, qui fonctionnent avec du contenu. BEAUCOUP de contenu. En plus de créer le contenu habituel au day-to-day, il a fallu créer le contenu d’avance pour les semaines où je n’étais pas là. Malheureusement, un blogue fonctionne avec la constance. Si j’arrête d’écrire ou de publier sur les médias sociaux, je vais perdre l’engagement de ma communauté et sans elle, bloguer ne peut plus être mon métier.

Alors, comment j’ai fait?

Se faire un plan d’action

J’ai commencé par faire un genre de méga plan d’action, avec une gigantesque to-do list, par projet. Tout ce qu’il y a à faire, créer, prévoir, programmer, planifier, pour chaque événement, projet, mois, etc. C’est assez intense et ça fait un peu peur. J’ai été soulagée une fois que ça a été fait, ça m’a permis d’y voir plus clair et d’arrêter d’avoir peur d’oublier quelque chose.

Par contre, ça m’a aussi fait paniquer parce que j’ai réalisé que c’était à peu près impossible que j’y arrive… seule. Sérieusement, ça prenait comme 12 pages dans mon gros cahier. Et bien entendu, je n’ai pas réussi à tout faire. J’ai dû lâcher prise sur bien des choses.

Déléguer

Je savais que j’allais avoir besoin d’aide pour me remplacer pendant mon congé, pour que mes pages continuent d’être animées, mes courriels répondus, etc. Mais en faisant ma liste, j’ai aussi réalisé que ça me prendrait de l’aide pour pas mal plus que ça si je voulais y arriver et partir l’esprit tranquille.

J’ai créé ma première offre d’emploi! À temps partiel et contractuelle, mais pareil, c’était super excitant à faire. Sur le coup, ça a été beaucoup de travail – j’ai reçu près d’une quarantaine de candidatures! Mais quel soulagement par après.

J’ai commencé avec une personne et une première liste de tâches… qui s’est rapidement allongée! Puis, pas longtemps après, j’ai fait appel à une deuxième personne, pour un mandat différent.

Plus le temps avançait, plus j’étais enceinte et fatiguée. Puis le sentiment que l’accouchement pouvait arriver n’importe quand est arrivé : ça m’a donné un 3e gros boost pour déléguer le plus possible. Je commençais à stresser que j’accouche sans être prête, côté travail.

Lâcher prise

Ça a été dur de lâcher prise comme ça et de confier mes entreprises à des personnes. Je pense que tout le monde dans ce genre de situation pourra vous confirmer à quel point on veut s’y accrocher, tout surveiller. Ce qui m’a aidée a d’abord été de trouver des personnes de confiance, avec un vraiment bon fit! Et de les faire commencer d’avance. Même si les premières semaines de leur travail, j’aurais pu continuer à tout faire moi-même, j’ai tout de suite déléguer certains trucs, pour me rendre à mes deux dernières semaines de travail – où j’avais délégué tout ce qu’il y avait à déléguer.

Cela a fait que j’ai pu être là pour répondre aux questions et rectifier le tir, si jamais besoin il y avait. Ce qui est tout à fait normal han. J’ai deux perles qui m’aident, qui rockent comme ça se peut pas! Mais ce sont mes entreprises, pas les leurs. C’est normal que tout ne soit pas “parfait” du premier coup. En travaillant plusieurs semaines ensemble, je pense que ça nous a toutes rassurées. Plus que genre, de les engager la semaine d’avant et croiser les doigts que tout fonctionne. Les 6 semaines où j’ai été absente, j’étais vraiment en confiance, l’esprit tranquille.

Ça a aussi été dur, à cause de la dépense. Investir dans son travail, ça fait toujours un peu grincer des dents. Chaque dollar qu’on fait est durement gagné, ça fait énormément hésiter de le dépenser. Mais j’ai dû me rendre à l’évidence : c’était une nécessité. Et quel soulagement de l’avoir fait! Non seulement, ça m’a enlevé un poids immense sur les épaules, mais en plus, j’ai l’impression que mon temps à moi est “mieux investi”. Parce qu’elles sont meilleures que moi dans ce que je leur ai confié, ça me permet d’être plus efficace et productive dans les choses où je “performe” davantage.

Pas de distractions

Sinon, pour créer autant de contenu, le meilleur truc que je peux vous donner, c’est de fermer les médias sociaux, de couper les distractions au maximum. Créer du contenu, c’est demandant. Ça prend toute notre attention pour que ce soit efficace. Je me réservais donc des bonnes périodes sans médias sociaux, sans courriels, sans textos. Et idéalement, je faisais coïncider ces périodes avec les moments de la journée où je sais que je suis plus productive.

Avoir du support

Dans des grosses périodes de rush comme ça, avoir le support de son conjoint (ou de la famille, de la coloc, etc.), ça aide énormément. Stan savait que j’avais beaucoup à faire pour qu’on soit tranquilles par après, alors il m’aidait énormément, en en prenant plus sur ses épaules.

Résultats

Voilà! Rien de bien révolutionnaire – je ne suis pas la première à planifier, déléguer et couper les distractions! Mais je me suis dit que ça pourrait être intéressant de vous partager comment j’ai fait.

Je ne compte pas revenir à temps plein immédiatement. Je veux revenir tranquillement, y allerpetit à petit, apprivoiser le travail avec un bébé à mes côtés. J’ai diminué les tâches de mes acolytes, mais elles m’aident encore.

Certaines journées, ça va super bien. Clara est chill et dort à mes côtés pendant que je travaille. D’autres, c’est plus compliqué. Et on est encore deux parents à la maison à temps plein. Ça me fait un peu peur pour notre arrivée en France, Stan va travailler à temps plein. Mais on va trouver des trucs, on va s’adapter.

Pas évident de prendre congé quand on est à son compte. J’ai réussi, mais pour 6 semaines seulement, et ça fait maintenant 4 semaines que je travaille à temps partiel (ou très partiel, c’est selon ahah!). C’est peu et on est LOIN des congés de maternité de gens en entreprise. Mais c’est déjà ça :)

Ce que j’aurais voulu savoir sur l’allaitement

Ce que j'aurais aimé savoir sur l'allaitement

L’allaitement.

Je ne sais pas vous, mais moi, je ne voyais que de jolies choses concernant l’allaitement. Ça avait dont l’air magique, facile, agréable et les plus beaux moments à vivre avec bébé. Pour l’accouchement, je m’étais préparée mentalement : je savais que ça allait être très désagréable. J’ai lu, j’ai regardé des vidéos, j’ai fait des exercices pour faciliter les choses un petit peu. Mais l’allaitement? J’entendais juste de belles histoires. Je pensais que ça allait être facile. Oui, j’ai plusieurs personnes dans mon entourage pour qui ça n’avait pas fonctionné. Ah well. Je ne m’y suis pas attardée plus que ça… Parce que “ça devrait être facile, en ligne, c’est juste ça que je vois”. Bienvenue dans ma première claque dans face maternelle.

J’aurais vraiment aimé savoir ce qui m’attendait. Peut-être qu’en sachant que ça n’allait pas être facile, j’aurais été mieux préparée mentalement. Parce que là, j’ai pris un estique de débarque.

Premièrement, ça fait mal.

Les premiers jours, tu te dis, c’est normal, on doit s’habituer, autant moi que bébé. Mais ça passe pas. MÊME QUE ÇA EMPIRE. Et quand je dis douleur, c’est pas juste un désagrément là. Genre que ça te fait “friser les orteils”. Tu peux même saigner de là. Oui oui! J’étais tellement crispée quand j’allaitais que j’avais mal à la tête 24/24. Et je finissais souvent en braillant, à boutte.

En plus, les premières semaines, tu fais juste ça. Tu allaites aux 2-3 heures. Mais t’es pas habituée, bébé non plus, alors ça prend genre une heure allaiter. Tu termines… Il te reste une heure pour te reposer avant que ça recommence.

J’étais dans un cycle de désespoir. Je voyais l’heure avancer et je redoutais ce qui s’en venait. Plus on approchait de l’allaitement, plus je me trouvais des choses pas rapport à faire, “que je devais absolument terminer là là” pour essayer de retarder ce moment un peu.

Tout le monde me disait “lâche pas, le pire est derrière toi!”. Mais même après la 3e, puis 4e, puis 5e semaine, ça faisait encore mal.

Sont alors venus les “hum… c’est pas normal que ça te fasse encore mal”. As-tu essayé [insérer interminable liste de conseils / professionnels à consulter]? On a fait de l’osthéo, Clara et moi. J’ai eu deux marraines d’allaitement. On a vu une infirmière spécialiste en lactation / allaitement. On a essayé la lanoline, la crème du Dr. Newman, le lait maternel. Laisser les seins à l’air libre. Les compresses lavables. Les compresses jetables de plusieurs marques. Rien n’y faisait. J’avais toujours mal.

  ÉPINGLEZ L’IMAGE DANS VOTRE TABLEAU DE MATERNITÉ ^_^

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Quand j’avais trop mal, je tirais mon lait et on lui donnait à la petite cup. Mais à un moment donné, Clara en a eu vraiment marre. Elle avait besoin de téter. On était à la semaine trois… J’avais lu partout (et m’étais fait dire) de ne pas intégrer de suce ou de biberon avant la semaine 6, pour ne pas nuire à l’allaitement. Bébé pourrait ne plus vouloir reprendre le sein après ça.

Mais aussi, le meilleur conseil que j’ai entendu et celui que je me répète sans cesse : la personne qui sait ce qui est le mieux pour son bébé, c’est sa maman. On connait notre enfant, on veut le meilleur pour lui. Il faut faire confiance à son instinct de mère (et de père!).

On a donc donné la suce à Clara. Ça lui a fait du bien et ça a donné un break à mes seins. (Elle continuait souvent de téter sans boire, ce qui me blessait encore plus).

Ça a fait du bien, mais ça n’a pas réglé le problème de douleur, malheureusement. Ma production de lait est dans le tapis, y’a au moins ça de bon. Donc ça va bien pour tirer mon lait. Mais là, pauvre petit bébé d’amour, elle en avait vraiment marre de boire à la cup. Ça nous faisait vraiment de la peine de lui donner mon lait comme ça. À ce moment-là, j’avais vraiment les seins maganés et je ne voulais pas lui redonner le sein tout de suite, j’essayais que ça guérisse un peu. Parce que j’étais vraiment à boutte. Encore là, on a fait confiance à notre instinct parental et on a fait l’impensable… On lui a donné un biberon.

Avec mon lait dedans, on s’entend. Mais on a pris le risque qu’après ça, elle ne veuille plus reprendre le sein. Rendu là, honnêtement, je m’en sacrais. Je me disais que j’aimais mieux tirer mon lait everyday all day et lui donner au biberon plutôt que de me faire démolir les mamelons. J’étais à boutte ahah!

Mais, on a bien fait de s’écouter. Clara a pris le biberon facilement et elle aimait ça 1000 fois plus que la petite cup désagréable qui coule partout. Elle buvait à sa faim, à son rythme et en tétant. Après, elle était calme et rassasiée, versus avec la cup, où elle terminait fâchée.

Mes seins ont guéri un peu et j’ai recommencé à l’allaiter. Et ça a fonctionné! Même après le biberon, elle a bien repris le sein.

Aujourd’hui, on en est à la semaine 8. J’allaite pas mal tout le temps, sauf quand on a des rendez-vous qui concordent avec ses heures de boire (je tire mon lait dans la voiture, en chemin ahah).

J’ai encore mal, mais ça s’améliore. C’est rendu juste désagréable. Même que parfois, ça ne fait pas mal du tout (OMG!).

Après toutes ces mésaventures, voici mes (humbles) conseils :

  • Écoutez-vous. Vous connaissez mieux votre bébé que quiconque.
  • Consultez une infirmière spécialiste en lactation/allaitement. Elles pourront vous expliquer pourquoi ça fait mal (dans mon cas : Clara a le palais très creux, donc tant que sa bouche ne grandira pas un peu, mon sein ne la remplira pas comme il faut. C’est pour ça qu’avec le temps, la douleur va en diminuant) et vous donner des conseils pour améliorer la situation (dans mon cas : j’ai un gros réflexe d’éjection – le lait sort fort et rapidement, au début. Et c’est assez pour bien la nourrir. Je la laissais forever accrochée avant, ce qui me blessait tout le temps pour rien. Maintenant, quand elle a terminé de boire après ce réflexe d’éjection, je l’enlève. Même si ça a juste pris 5-10 minutes, je sais que c’est assez. Et je reconnais de mieux en mieux ses signaux de faim et de satiété, YAY!)
  • Essayez de ne pas vous décourager, c’est vrai que ça s’améliore avec le temps. Vous allez devenir plus à l’aise, bébé aussi.
  • Et surtout : ne culpabilisez pas. Allaiter n’est pas facile. Naturel, oui. Mais facile, non. On a toutes des seuils de tolérance à la douleur différents, des histoires différentes et des bébés différents. Ça sera peut-être bébé fafa pour une amie et vraiment difficile pour vous (ou vice-versa). Faites votre possible. Vous voulez le meilleur pour votre enfant, c’est certain. Mais votre santé mentale est importante aussi. Ma mère a toujours dit : mieux vaut donner un biberon avec amour qu’un sein avec rage.

À propos des vêtements d’allaitement et des accessoires

Au début, je ne pensais pas avoir besoin de vêtements d’allaitement. T’sais, à la maison, je m’en fous d’avoir un vieux t-shirt que je lève au complet pour que Clara boive. Mais en public… Ouin. C’est pas mal moins pratique. Je préfère ne pas avoir le ventre tout à l’air, personnellement.

Pour m’équiper, c’est vers Berceau Maternité que je me suis tournée. C’est une boutique à Québec, mais également en ligne (YAY!) qui tient, entre autres, mes vêtements de maternité préférés, Boob Design. C’est une compagnie suédoise qui utilise des tissus biologiques et durables et qui font leurs vêtements en Europe. Les vêtements sont conçus pour faire pendant la grossesse et pour l’allaitement, avec juste un petit panneau discret qui se relève du chandail.

Ce que j’adore de Berceau c’est qu’ils tiennent de beaux vêtements. Personnellement, je n’avais jamais été ben ben impressionnée par les vêtements de maternité, je trouvais toujours ça ben quétaine ou ben ordinaire. Mais pas chez Berceau :D

Dans les accessoires que je vous suggère aussi :

  • Des bonnes brassières d’allaitement. Trois c’est vraiment le chiffre parfait pour moi, comme ça, elles sont toujours en rotation et j’ai le temps de les laver. J’en avais seulement deux au début, mais je me retrouvais toujours une journée pas de brassière, à passer à travers 12 chandails parce que mes seins coulent toujours.
  • Des pads d’allaitement. Je préfère les lavables, mais pour aider mes seins à guérir, j’ai utilisé quelques boites de jetables de marque Medela. Je m’étais fait dire qu’ils aident à la guérison, parce qu’ils gardent vraiment les seins au sec. Et c’est vrai. Je vois la différence. Mais maintenant que ça va mieux (YAY!), après cette boite, je vais retourner à mes pads lavables.
  • Un coussin d’allaitement. Personnellement, j’en ai eu besoin les 6 premières semaines environ. Maintenant je ne l’utilise plus. Donc si vous êtes capable, empruntez-le à une amie. C’est ce que j’avais fait et je suis bien contente de ne pas avoir dépensé pour / de ne pas être “pris” avec :)
  • Un tire-lait. Parce qu’allaiter c’est vraiment pas facile les premières semaines, vous serez contente de pouvoir vous donner un peu de répit en tirant votre lait parfois. Pour le donner à boire à bébé : des petites cup de plastique ou une seringue. Si vous finissez par lui donner le biberon, assurez-vous que ce soit avec une tétine pour nouveau-né, à très faible débit. Ainsi, vous mettez toutes les chances de votre côté pour que bébé reprenne bien le sein après.
  • Un entourage qui vous supporte. Et ça, si vous voulez réussir à allaiter, c’est LE PLUS IMPORTANT. Avoir un amoureux qui vous encourage, vous épaule, vous apporte des verres d’eau (lol), se lève avec vous la nuit, etc., ça fait toute la différence du monde. Et c’est le facteur le plus important, pour vrai, d’un allaitement réussi.

Et finalement, si l’allaitement ne fonctionne pas pour vous, ne vous sentez pas mal. On a assez d’affaires de même sur lesquelles ont culpabilise dans la vie. Vous avez essayé et fait de votre mieux? C’est parfait.

 

UPDATE APRÈS 4 MOIS

Ça fait maintenant 4 mois que j’allaite exclusivement, YAY! Je me suis dit qu’on était dues pour une petite mise à jour.

Ça va SUPER bien. Sincèrement, je suis tellement contente d’avoir persévéré. Les 9 premières semaines n’ont pas été l’fun, comme vous avez pu lire. À partir de la 9e par contre, il y a eu un shift. Je ne sais pas si c’est moi qui s’est endurcie, si la bouche de bébé avait assez grossie ou peut-être qu’on s’en venait simplement plus habiles, toutes les deux. Mais à partir de là, c’est devenu de plus en plus facile et ça faisait de moins en moins mal.

Parfois, ça fait encore un peu mal. Mais rien de comparable à avant! C’est légèrement désagréable, tout simplement. Et c’est surtout quand ma fille commence à faire n’importe quoi. Elle est très curieuse donc en fin de boire, elle relève souvent la tête de manière très soudaine pour voir ce qui se passe, alors que mon sein est encore dans sa bouche. (ouch!).

J’ai finalement des moments comme j’imaginais et que j’entendais toujours les mamans vanter. Des moments magiques avec bébé, vous savez? Et oui, j’y ai droit moi aussi! Les boire sont rendus très rapide (quand c’est long, ça prend 15 minutes, mais c’est souvent plus autour de 7-8 minutes), alors on dirait que je veux en profiter. Ce sont nos petits moments à nous, en tête-à-tête. Je n’ai plus besoin d’être distraite pour ne pas penser à la douleur. Je fais juste connecter avec Clara :)

Mes préférés sont ceux du soir et du matin, quand je l’allaite couchée dans le lit et qu’elle s’endort tout doucement pendant que je lui flatte le dos, une petite main agrippée à mon chandail.

J’ai vraiment eu de la chance d’avoir une équipe de support DE FEU! Mon amoureux, ma doula, une marraine d’allaitement supplémentaire et une de mes très bonnes amies. Chaque jour, ces personnes prenaient de mes nouvelles, m’encourageraient, essayaient de m’aider du mieux qu’elles pouvaient et ça a fait toute la différence. C’est grâce à elles (et lui) que je n’ai pas abandonné.

J’y ai pensé, mais je suis tellement contente de ne pas l’avoir fait. Si vous pouvez avoir des personnes du genre, qui vont full vous encourager, ça va vraiment vous aider.

Si vous êtes dans une période pas facile de l’allaitement, pour vrai de vrai, ça va devenir mieux. En tout cas, je vous le souhaite de tout coeur.

Faites juste continuer de vous écouter vous et votre bébé et tout va bien aller. ♥


Avoir un bébé et pratiquer le minimalisme : c’est possible?

Bébé et minimalisme c'est faisable?

Bébé et minimalisme –  deux mots qui, au premier coup d’oeil, sont difficiles à associer. Et avec raison : OMG qu’il y a du stock à avoir quand on a un bébé! Et surtout, c’est fou à quel point on se fait dire qu’il y a 1001 “essentiels”, alors qu’ils ne le sont pas du tout. La famille veut contribuer et gâter l’enfant aussi, pas simple de réfréner leurs ardeurs ou de leur faire comprendre nos valeurs de consommation. Bref, voici, bien humblement, nos petits trucs pour essayer de rester le plus possible dans le minimalisme avec un bébé. En passant, c’est un travail au quotidien, qu’on améliore constamment : on est LOIN d’être parfaits dans le domaine.

Discuter de nos valeurs

Avant, c’est important de s’asseoir avec sa douce moitié pour décider des limites. Où accepte-t-on d’être minimaliste? Qu’est-ce qui est important pour nous? Est-ce qu’il y a des “règles” qu’on veut instaurer? C’est important d’en discuter ouvertement pour bien être sur la même longueur d’ondes. C’est ce qui aide, par la suite, à s’entraider et se ramener l’un et l’autre vers le droit chemin. Stan est ben bon pour me faire redescendre sur terre quand je capote devant un toutou cute ahah ou une paire de mini chaussures (c’est siiiiiii cute!).

En parler à notre entourage

Une fois votre plan bien établi, ça va être l’heure de l’expliquer à votre entourage. Ça, honnêtement, c’est la portion la moins facile. Parce que ce n’est vraiment pas tout le monde qui comprend cette démarche. Et, on ne peut pas leur en vouloir, nos familles sont souvent hyper enthousiastes avec l’arrivée des enfants – ils veulent juste bien faire en nous donnant des cadeaux. Mais c’est important d’en jaser. On a expliqué à nos proches qu’on ne voulait pas de bébelles en plastique et/ou à batteries. Qu’on préférait privilégier le seconde-main et les compagnies locales. Qu’on ne veut rien de jetable. Et rien d’inutile. Pas besoin de 4 couvertes, 8 hochets, 20 jouets d’éveil, 6 jouets de dentition, etc. Une fois qu’on a un exemplaire de quelque chose, c’est assez.

Armez-vous de patience, c’est quelque chose que vous devrez constamment répéter. Et vous devrez tenir votre bout. Bon, ça dépend avec qui. Ne partez pas une chicane familiale avec la grande tante de votre chum pour ça, mais avec vos proches à vous, tenez votre bout. Ma mère est ben horrifiée qu’elle ne puisse pas donner de cadeaux, ou très peu à notre fille, mais c’est comme ça. On n’en a pas besoin, elle non plus. On ne veut pas qu’elle se retrouve avec 14 000 jouets inutiles. On suggère un livre ou une activité avec elle. Les enfants s’en foutent d’avoir un jouet de plus, ce qu’ils veulent, c’est du temps de qualité avec leurs proches.

Couper dans l’inutile

DEAR GOD qu’ils ont inventé 14 000 cossins qui servent à rien. Faites juste entrer chez Toys R Us et compagnie, vous allez immédiatement comprendre. On a été une fois et on voulait pleurer de désespoir. (Ok, juste moi ahah). Juste.Des.Cossins.

Quand on prend le temps d’y penser, il y a beaucoup de choses dont on n’a pas vraiment besoin ou encore, où on peut choisir une alternative plus durable. Parce que le minimalisme, c’est aussi ça. Ça ne veut pas dire de ne rien posséder pour notre enfant (ça serait pratiquement impossible, de toute façon), mais de mieux choisir, de trouver des options de meilleure qualité, qui vont durer plus longtemps, etc.

Toutes les chaises, sièges, balançoires, Bumbo et compagnie… UN endroit pour déposer bébé, c’est utile et ça suffit. Pas besoin du Bumbo, de la chaise qui vibre, de la chaise qui saute, de la chaise d’éveil, de la balançoire qui saute (l’étape d’après, t’sais) et compagnie. Pensez aussi à regarder avec vos amies maman (pour emprunter) ou sur Kijiji pour une option seconde-main.

Aussi, dans le même ordre d’idée, les tapis d’éveil. Rois incontestés de la bébelle Fisher Price qui flash de toutes les couleurs et fait tous les sons possible. C’est une fausse croyance de penser que les bébés ont besoin de toute cette stimulation. Il y a des options faites à la main, en bois, qui vont être tout aussi stimulantes pour bébé et beaucoup plus douces pour vos yeux et vos oreilles. En plus, elles brisent beaucoup moins, durent plus longtemps et ne se démodent pas. Et ne sont pas faites dans des manufactures en Chine.

Tout ce qui touche l’alimentation, c’est également facile d’y couper. Pas besoin de vaisselle de plastique (voir plus bas). Pas besoin de l’arbre pour faire sécher les biberons (je sais pas vous, mais moi, ils sèchent très bien sur le comptoir!). Pas besoin de stérilisateur (les lave-vaisselle le font, sinon, tout le monde est capable de faire bouillir un chaudron d’eau!). Pas besoin de la brosse spéciale pour nettoyer les biberons (n’importe quelle brosse à vaisselle fonctionne). Et ainsi de suite…

  Le fauteuil d’allaitement qui n’a jamais servi. On va le remettre dans le salon!

Le fauteuil d’allaitement qui n’a jamais servi. On va le remettre dans le salon!

Il est facile de couper dans les meubles aussi. Pensez à utiliser une commode plutôt qu’une table à langer. Non seulement, le format est vraiment plus pratique, mais vous pourrez le conserver pour tous les stades de votre enfant. Un matelas à langer sur le dessus et hop, le tour est joué! Les fauteuils d’allaitement dans la chambre… On en avait mis un (le fauteuil du salon qu’on a apporté dans la chambre de Clara.) Ben devinez quoi? Je ne l’ai pas utilisé une seule fois. J’allaite dans mon lit à moi, ou dans le salon. Je suis bien contente qu’on n’ait pas acheté un fauteuil juste pour ça!

Remplacez le plastique aussi souvent que possible

C’est non seulement meilleur pour l’environnement, mais également une solution beaucoup plus durable. On a remplacé les biberons de plastique par des biberons en verre, la vaisselle de plastique pour bébé par de la vraie vaisselle (il y a plein d’études qui montrent que de toute façon, les enfants apprennent beaucoup mieux ainsi et deviennent autonomes plus rapidement). PS : on n’est évidement pas rendus à utiliser de la vaisselle pour Clara, mais c’est le plan.

On a dit non aux moniteurs d’écoute. De toute façon, c’est petit chez-nous.

On n’a pas de parc pour l’instant. Tant qu’on n’en a pas besoin, on s’en passe.

On n’a pas de petit bain pour nouveau-né, on prend notre bain avec elle, tout simplement.

On a un porte-bébé, en tissu (une écharpe). Elle est super pratique, jolie, prend peu de place, coûte vraiment moins cher que les sacs pour porter bébé et, sans me lancer là-dedans, il y a tellement de bénéfices à porter bébé en écharpe.

Pour le mobile, je l’ai fait moi-même avec des cristaux, des coquillages et un support de bois. C’est 100 plus joli qu’un mobile en plastique qui fait du bruit et c’est bien plus significatif.

Bref, c’est beaucoup plus facile qu’on pense de ne pas faire entrer de plastique et bébelles dans la vie de bébé!

Magasinez en friperie

Environ 90 % des vêtements de Clara sont seconde-main. On les a trouvés en friperie ou sur des sites de vente seconde-main, comme Vinted. On acheté quelques (genre 4) morceaux coup de coeur et sinon, le reste on l’a eu en cadeau. Mais très peu, on a vraiment bien passé le message, les gens nous achètent très peu de cadeaux ahah!

Surtout pour la première année, les enfants passent tellement vite à travers leurs vêtements… Clara est rendue à 7 semaines seulement et c’est déjà notre deuxième visite à la friperie pour renouveler ses petits pyjamas, parce qu’ils ne font plus. On ramène les anciens et on repart avec ceux qu’il faut, pour une vingtaine de dollars. Un des avantages de fonctionner comme ça aussi, c’est que ça ne brise pas le coeur de ramener des trucs à la friperie par après. On garde quelques morceaux coup de coeur, qu’on espère réutiliser avec le prochain enfant, mais sinon, on rapporte tout à la friperie pour qu’une autre famille en profite un jour. Ainsi, on ne reste pas avoir des tiroirs remplis de vêtements pour bébé qui ne servent pas.

Calmez-vous sur la déco

Ce point, pour moi, a été le plus difficile. J’adore décorer. Mais si moi j’ai réussi, vous êtes capable! C’est facile, pour une chambre de bébé, de BEAUCOUP décorer. Encore là, on nous propose tellement  de choses. Et si on choisit un thème pour la chambre… Oh oh. Il y a tout de disponible avec ce thème! Le premier endroit où c’est hyper simple de se limiter, c’est le lit. Parce que anyway, pour les 2 premières années de sa vie, un bébé ne peut pas dormir avec rien dans son lit. Donc le joli set de lit comprenant coussins qui vont autour du lit (t’sais que tu attaches aux barreaux), oreillers, couette et toutous qui matchent… Ouin. Il devra rester dans la garde-robe pour deux ans.

Sinon, on a fait beaucoup de décorations nous-même, encore là, si vous pouvez DIY certains items, ça limite la consommation un peu.

Et le meilleur truc pour se limiter : son conjoint. En ayant fait la première étape, discuter de ce qui est important pour vous, votre meilleure arme pour ne pas succomber aux trucs inutiles, c’est l’un et l’autre.

Dans les premières années de leur vie, les enfants ont besoin de présence et d’amour. Ben, toute leur vie, là, on s’entend! Mais je ne sais pas pourquoi dans cette étape particulière de leur vie, on s’entête à les couvrir de possessions matérielles, alors qu’ils n’ont pratiquement besoin de rien. Tous les scientifiques de ce monde, psychologues pour enfants, pédiatres et compagnie de ce monde vous le diront : les enfants, pour bien se développer, on besoin de la présence et de l’amour de leur parents et leur entourage. Théoriquement, les bébés peuvent être minimalistes. Alors pourquoi on s’encombre (et on les encombre) d’autant de choses?

Et je termine avec un point important. Être minimaliste, c’est très tendance. Tant mieux, mais en même temps, faites-le pour vous et selon vos valeurs, ce qui compte pour vous. Ne culpabilisez pas si vous ça vous tente d’avoir certaines bébelles ou choses moins utiles. Ou d’avoir trop de ci, trop de ça. C’est ben correct. Chaque personne fait ses propres démarches de minimalisme et il faut être bien là-dedans. Faut pas que ça devienne déplaisant, difficile ou que ça vous mette trop de pression d’être « la parfaite, la vraie minimaliste ». Parce que le minimalisme parfait, c’est celui qui VOUS convient.

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Mon récit d’accouchement en siège

Mon récit d'accouchement en siège

Demain, ça fera déjà un mois que Clara est officiellement arrivée dans notre vie. On commence à s’adapter à la vie avec un nouveau-né et j’ai un petit peu de temps pour écrire pendant qu’elle dort et j’ai eu envie de vous partager mon accouchement. Ça allait de soi puisque j’ai toujours pas mal tout partagé ici – alors la journée la plus intense de ma vie a certainement sa place! Et aussi, pour la portion “en siège”, je me dis que ça peut peut-être rassurer et encourager d’autres femmes qui seront dans la même situation que moi.

D’abord, Clara a été en siège tout le long de la grossesse. J’ai fait de l’acuponcture, de l’ostéopathie et le médecin a tenté deux versions, rien n’y a fait. Mademoiselle était bien comme ça.

Avant

J’ai commencé à avoir des contractions le 8 mars (j’étais due pour le 28 mars en passant). Celles que je sentais étaient environ aux 20-25 minutes, mais un suivi à l’hôpital nous a montré que j’en avais en fait beaucoup plus, que je ne sentais pas. La latence était officiellement commencée!

Chaque jour, les contractions se rapprochaient un peu, mais n’étaient jamais à moins de 10 minutes d’intervalle. Le 10 mars, ma doula est venue à la maison pour notre dernier rendez-vous avant l’accouchement. C’était maintenant clair que Clara resterait en siège, alors on a discuté des scénarios possible. Elle était certaine que l’accouchement serait pour bientôt, alors elle nous a parlé, si on le voulait et si on se sentait prêts, des petits trucs pour déclencher le travail.

J’ai donné un dernier blitz pour terminer le travail (j’avais prévu finir le 17 mars), mais j’ai comme eu une urgence de tout terminer LÀ LÀ. Le 11 en après-midi, je finissais ma dernière tâche, YAY! Stan et moi on a profité de cette journée et soirée pour la passer en amoureux, sans nos ordis. On s’est fait un bon souper, on a fait un rituel de pleine lune, on a beaucoup parlé. Ensemble et à Clara. De comment on se sentait, de nos dernières peurs, de nos interrogations, de comment on imaginait la vie avec elle. On avait comme un feeling que ça allait se passer cette nuit.

La nuit passe, aucun changement. Même qu’au matin, je trouvais que mes contractions avaient ralenties. On était un peu déçus et surpris, mais on a lâché prise. “Elle n’est pas encore prête à arriver, c’est tout. C’est correct.” Ma doula est surprise aussi. J’en suis à mon 5e jour de latence, elle croit que les choses risquent de se passer. On va prendre une longue marche, Stan me refait un massage de chevilles, juste pour. Mais on n’y croit pas trop. Je me sens bizarre cette journée là, je suis irritable. Stan aussi. On sait pas trop pourquoi. Au souper je suis de mauvaise humeur et j’ai juste envie de manger de la junk. Notre dernier repas de couple aura donc été composé de frites curly et de bâtonnets de fromage, avec de la tarte au sucre en dessert. T’sais, faire le plein de bonne énergie avant d’accoucher! #not

Et comme deux crétins, on s’est couchés à 1 : 00 du matin. Mais évidemment, on ne savait pas ce qui s’en venait! Et bizarrement, une fois couchés, on jasait justement de “hé ben han, je me demande quand ça va arriver! On lâche prise, ça sera quand ça sera!”.

Et 15 minutes plus tard… BAM. Je perds les eaux.

En passant, ce n’est vraiment pas comme dans les films, genre immense splash qui sort d’un coup. Dans mon cas, ça a été en continu (avec des pauses) pendant tout le travail. Tu as un peu l’impression de faire pipi dans ta culotte chaque fois! Je criais à tout bout de champ “OMG ça coule!!” en riant genre mon dieu que c’est bizarre! (J’ai fini par en revenir).

On ramasse les derniers trucs qu’il manquait pour l’hôpital et on part pour Ste-Justine. L’avantage de perdre ses eaux en pleine nuit c’est qu’on a eu zéro trafic (c’était un de nos stress, genre qu’on doive se rendre en pleine heure de pointe, alors qu’on est à 1 h de route, sans trafic.)

Jacynthe, notre merveilleuse doula, nous rejoint là-bas. Elle a une seconde d’hésitation en me voyant avec le gros sourire aux lèvres. J’étais ben énervée et je n’avais pas trop l’air d’une fille en train d’accoucher! À ce moment-là, c’était easy breezy. J’avais des contractions aux 5 minutes, vraiment gérables, je placotais, j’étais à 3 cm de dilatation, la vie était belle.

On arrive dans notre chambre. OMG vous devriez voir les chambres à Ste-Justine! Vraiment fantastiques. Il y a fait tout ce qu’il fallait (même un bain, direct dans notre chambre privée), tous les ballons et accessoires possible, c’était vraiment super. L’infirmier qui va être avec nous pour les premières heures, Emmanuel, est la personne la plus sweet de la terre. On est comme sur un petit nuage de “mon Dieu c’est dont ben parfait tout ça” (inquiétez-vous pas, ça commence à brasser plus loin ahah!).

On installe de notre sep-up de hippies : j’ai mes cristaux préférés qui prennent place à côté de moi, on diffuse des huiles essentielles, on éteinttout et allume des bougies (à batteries) en guise de lumières, je médite un peu et on met notre playlist d’accouchement (composée majoritairement de chansons en Sanskrit, mais aussi de choses un peu random – mais que j’adore et qui me font du bien – genre des chansons d’Amélie Poulain, de la mélodie du bonheur et des ballades irlandaises.) Y’a pas à dire : on est les hippies de la place ahah!

Cristaux, lune, chandelles et tarots.

Le staff est vraiment génial. Tout le monde comprend immédiatement l’ambiance qu’on recherche : les gens chuchotent, essaient de ne pas trop me sortir de ma bulle. On rencontre le médecin de garde qui va nous accoucher. On a vraiment de la chance, il a l’habitude des accouchements en siège et nous encourage vraiment dans cette démarche (YAY!). On avait été prévenus à notre dernier rendez-vous que c’est le médecin de garde qui déciderait si on pouvait ou pas, parce qu’ils ne sont pas tous à l’aise à le faire.

Le docteur prend le temps de nous expliquer les particularités de l’accouchement en siège. En gros, le travail ne doit pas trop ralentir. Si l’équipe juge que ça ralentit trop, ils vont alors me brancher sur le pytocin (?) une hormone synthétique qui accélère et augmente l’intensité des contractions. Et si ça n’accélère pas, césarienne d’urgence. La poussée se fera en salle d’opération, au cas où, et ne peut pas dépasser une heure. Si c’est le cas, hop, en césarienne d’urgence. La journée a donc deux issues possible : un accouchement naturel ou une césarienne d’urgence. Je préfère DE LOIN la première option, alors je vais tout faire pour que ça se passe (même si, je sais, j’ai genre aucun contrôle là-dessus). Et finalement, le coeur du bébé doit être monitoré en tout temps. Crotte. Moi qui voulait marcher, prendre des bains, changer de position le plus possible. Ils nous disent finalement que si tout va bien, je pourrai prendre des breaks de moniteur toutes les 30 minutes. Alright!

Tout va vraiment bien jusqu’à midi environ. Les contractions augmentent en intensité, mais ça se gère encore bien. Je prends des bain, je vais marcher, je médite, je respire (beaucoup) et je fais des drôles de bruits graves quand ça fait plus mal. Sérieux, je vous le dis, à ce moment-là, je me pense ben bonne à tout gérer ça comme une championne de même. Je suis fière de moi et je me dis que câline, ça va bien aller.

récit d'accouchement siège chandelles

Vers 13 : 00 je crois, l’équipe juge que le travail a trop ralentit. Je suis encore seulement à 5 ou 6 cm, alors que ça fait 12 heures que je suis en travail actif. En temps normal, ils laisseraient les choses aller, mais pas en siège. On me branche donc sur le redouté pytocin.

ALL HELL BREAK LOOSE.

D’abord, je ne peux plus rien faire puisque j’ai le soluté dans le bras et le moniteur pour bébé à temps plein maintenant. Je peux me promener dans un rayon de genre 1 mètre, incluant mon lit.

Et là, la douleur arrive, POUR DE VRAI. Je réalise que tout ce que j’avais eu jusqu’à maintenant, c’était vraiment rien. Au début, ça se gère encore. J’essaie de ne surtout pas me crisper, je respire, je fais du bruit. Mais. Ça. Augmente. Sans. Cesse. Je gère ça de moins en moins comme une championne.

Au début, je dilate plus rapidement, je passe à 7 cm en peu de temps (dans ma tête en tout cas). C’est très positif! Jacynthe et Stan m’encouragent beaucoup (deux anges sérieux). Elle me dit que rendu là, tout peut débouler super vite, alors de ne surtout pas lâcher! Je m’accroche à ça, parce que honnêtement, je n’en peux plus. Je n’ai jamais rien vécu d’aussi douloureux de ma vie. Et je suis assez tough là-dessus. Du genre à lire quand je me fais tatouer, t’sais. Et les contractions arrivent tellement vite. Je n’ai pas le temps de reprendre mon souffle, de relaxer quelques secondes, qu’il y en a une autre, encore plus forte.

Après une heure comme ça, on me réexamine. Je suis encore à 7 cm. Rien n’a bougé. Pour moi, ça, ça a été le boutte de la marde comme on dit. J’en suis à 15 heures de travail, sans une minute de sommeil dans le corps, sans avoir mangé depuis le souper (de qualité ahah) de la veille. Je suis ÉPUISÉE. Et je gère pu du tout. Je commence à me crisper, à crier fort, à pleurer à chaque contraction. Pauvre Stan. C’est pas facile pour les papas de voir leur blonde se tortiller de douleur en braillant / hurlant “JE SUIS PU CAPABLE!”.

Ça fait tellement mal que j’en vomis. J’ai des sueurs froides, je tremble. Je suis vraiment sur le point de m’évanouir. En tout cas, les rares fois où je me suis évanouie dans ma vie, c’était exactement comme ça. Je n’ai plus aucune énergie, aucune volonté. Et là je repense à la poussée. “Ça ne peut pas dépasser une heure madame, sinon on va en césarienne d’urgence”. Fuck. Je sais pertinemment que je n’aurais jamais la force de pousser comme ça, dans cet état, pour faire ça en bas d’une heure. Surtout qu’on se fait dire qu’un premier bébé, ça prend souvent plus que ça anyway.

J’étais tellement, mais tellement décidée à ne pas prendre la péridurale. Mais à ce moment là, je savais que si je ne le faisais pas, ça se terminerait en césarienne d’urgence. Et ça, ça me tentait encore moins. Comme pour à peu près tout dans la grossesse, je laisse aller mes idées préconçues de comment j’imaginais faire les choses. Je demande donc la péri. On me réexamine, j’approche du 8 cm. Je pense qu’en tout, ça aura peut-être pris 30 minutes, gros max, pour qu’on me l’administre et qu’elle fasse effet, mais c’est clairement le plus long 30 minutes de ma vie.

Ça a fait effet. Meilleur feeling ever. Je sens les contractions, mais elles ne font plus mal (HALLELUJAH). Je peux me reposer. J’ai même dormi un peu! Stan en profite également pour se reposer. Lui aussi il est debout depuis beaucoup trop longtemps. Pendant ce temps, Clara continue de descendre et le travail progresse bien. L’ambiance dans la chambre redevient super paisible et douce.

récit d'accouchement siège

Vers 16 h 30 (ou 17 h), le docteur revient nous voir et regarde le travail. Tout se passe tellement bien qu’il décide qu’on pourra accoucher dans notre chambre! Pas besoin d’aller en salle d’opération! On est si contents! Jacynthe et moi on pleure un peu de joie hihi.

Vers 18 h, tout le monde vient dans la chambre et on voit un changement d’attitude : quelque chose se passe! On m’annonce que c’est l’heure de pousser! Tout le monde se met en place, on essaie quelques positions (je suis quand même capable de bouger) et let’s go! Ce qu’il y a de très particulier avec les accouchements en siège, c’est que personne ne peut toucher au bébé. Quand on le touche, ça déclenche ses réflexes de respiration. Et avec la tête encore dans mon corps, vous comprendrez que c’est la dernière chose qu’on veut! C’est donc un travail qui se passe entre la maman et le bébé, c’est vraiment spécial.

Notre médecin est vraiment génial. Super relax, positif, il fait des petites blagues, détend l’ambiance et explique que les accouchements en siège sont pour lui une superbe leçon d’humilité. “Une fois qu’on sait qu’on ne peut rien faire, on l’accepte et on s’assoit sur nos mains.”

La péri a été super bien faite, parce que je sens les contractions, je sais quand pousser. Toute l’équipe, Jacynthe et Stan m’encouragent comme jamais. Ça se passe tellement bien! Je pense que toutes mes années d’athlète ont porté fruit ahah, parce que je pousse vraiment fort. On me dit “Mon Dieu madame, on dirait que c’est votre 3e bébé!”

Mais Clara a le mérite là-dedans. On travaille ensemble, en harmonie. Elle descend même entre les poussées! Très rapidement, on voit ses petites fesses qui sortent. Je la sens qui sort toujours plus à chaque poussée. Je me concentre fort pour bien pousser. C’est beaucoup de travail, mais c’est tellement excitant de savoir qu’on est dans les derniers miles, qu’on va bientôt rencontrer notre fille. J’ai comme un mélange de fatigue extrême, d’énervement et d’extase.

Clara sort toujours plus. Une poussée de plus et hop, ses jambes se déplient. Une autre et tout doucement, elle sort une épaule, un bras. Puis l’autre. Je ne le vois pas, mais Jacynthe me raconte qu’elle l’a fait tout délicatement, comme pour ne pas me faire mal.

On y est. Il ne manque plus que la tête. On me dit de donner tout ce que j’ai. Je pousse, je pousse et tout le monde s’exclame. Exactement au bon moment, l’interne prend Clara et hop, on me la dépose sur le ventre.

Toute calme, toute zen. Deux grands yeux curieux qui me regardent, avec amour et douceur. Elle ne pleure pas. Elle est simplement blottie contre moi. Le temps s’arrête. Je pleure, je pleure, sans décrocher mon regard du sien. Stan pleure, essaie de parler lui aussi. Les mots nous manquent. Il me dit merci, sans cesse merci.

Jamais, je n’ai vécu quelque chose d’aussi pur, intense et débordant d’amour. Pourtant, ça aura probablement duré moins d’une minute. L’infirmer prend Clara, qui ne pleure toujours pas, pour s’assurer que tout est correct. Sans attendre, elle hurle! Il comprend le message et la replace tout de suite sur moi et elle se calme immédiatement. Elle est sur moi, peau contre peau. Tous les trois, nous sommes dans notre petite bulle.

Clara est née à 18 h 40, le 13 mars 2017. Au même moment, une maman, un papa et une famille sont également nés.

***

À toute l’équipe médicale de Ste-Justine qui nous ont assisté cette journée-là, un immense merci. Je redoutais d’accoucher dans un hôpital, mais vous avez rendu l’expérience tellement positive et sereine. Vous êtes vraiment une équipe merveilleuse! (Emmanuel, je le répète, tu es le meilleur infirmier du monde). Je ne sais pas si j’ai le droit de nommer un médecin ahah, mais docteur, merci, merci, merci.

À Jacynthe, notre merveilleuse accompagnante à la naissance, tu es une doula incroyable. Je me sens choyée que la vie t’ait mise sur notre chemin et que tu nous aies aidés à accueillir Clara comme ça. Merci pour ta douce présence constante et pour tes encouragements, ton intuition et ta personnalité tellement l’fun.

À Stan, mon chéri. Merci d’avoir été mon roc cette journée-là. Merci d’être la personne, l’amoureux et le papa que tu es. Tu es incroyable. Être parents, ça ne fait pas peur à tes côtés. Tu es le meilleur coéquipier que j’aurais pu avoir. Clara a de la chance d’avoir un père aussi présent et aussi extraordinaire que toi.

***

Si vous avez un bébé en siège, sachez que c’est tout à fait possible d’accoucher ainsi. Vous êtes capable! Je vous encourage fortement à faire appel à une accompagnante à la naissance qui vous aidera dans ce cheminement et surtout, faites vous confiance, à vous et votre bébé. N’hésitez pas si vous avez des questions et voulez en parler. Personnellement, ça m’avait beaucoup rassurée d’avoir les témoignages de beaux accouchements en siège.

Voyager et être bénévole en auberge de jeunesse – Mon expérience

Voyager et être bénévole - mon expérience

En lien avec mon voyage au Nicaragua (de 6 mois), je reçois souvent des questions sur comment voyager sans que ça coute cher, comment c’est d’être bénévole dans une auberge de jeunesse, etc. Alors, voici mes réponses, tirées de mon expérience personnelle!

Voyager pour pas cher

D’abord, si vous êtes prêts à mettre la main à la pâte, pas besoin d’économiser avant de partir longtemps en voyage. Suffit de travailler et/ou être bénévole une fois sur place! Pour votre tranquillité d’esprit, je vous suggère fortement de planifier le tout AVANT votre départ.

Pour être bénévole, de ce que j’ai vu, il faut être vraiment chanceux pour arriver au bon endroit au bon moment. Les auberges de jeunesse et endroits de l’industrie touristique (surtout ceux qui sont ben populaires, genre où vous avez envie de travailler!) sont souvent bookés des mois d’avance pour ça.

Pour un emploi, surtout si vous partez avec un Working Holiday Visa (fonctionne pour les Canadiens qui vont en Australie, Nouvelle-Zélande, Irlande, Angleterre), vous pouvez aussi voir sur place. Surtout en Australie, il parait qu’ils sont bien habitués à cette industrie de jeunes qui viennent travailler quelques mois pour voyager.

Vous pouvez trouver du travail/bénévolat dans les auberges de jeunesse, les fermes, les endroits touristiques, les restaurants, les bars…

Si vous avez une certification quelconque (sauveteur, prof de yoga, prof de surf, de fitness, etc.) n’hésitez pas à aller proposer vos services à quelques endroits!

Le bénévolat

Le mot-clé si vous voulez aller être bénévole dans l’industrie du tourisme : FAITES VOS RECHERCHES. Chaque endroit choisit ou pas s’il accueille des bénévoles, ce que ça implique et comment il traite son staff.

Normalement, les endroits qui cherchent des bénévoles vont clairement l’indiquer sur leur site. Trouvez cette page magique qui comprendra toutes les informations dont vous avez besoin. Normalement, il sera indiqué les postes à pourvoir, ce qui ça implique en terme de tâches et d’heures de travail par semaine et finalement, ce que ça inclut pour vous.

Certains endroits vous offrirons le logement, d’autres la bouffe, d’autre les deux. J’ai même vu certains endroits populaires simplement offrir un rabais sur le séjour en échange de bénévolat.

En temps normal, de ce que j’ai vu, les endroits demande souvent 25 heures de travail par semaine en échange d’être logé/nourri.

Faites aussi vos recherches sur le genre d’endroit où vous voulez aller. Est-ce un party place? Un endroit tranquille? Essayez d’avoir l’avis de quelqu’un qui y est vraiment allé ou fouillez dans les commentaires sur les forums de voyage. Vous allez être déçu si vous pensez arriver dans un endroit axé sur le yoga et le bien-être et que finalement, ça fait le party 5 nuits par semaine.

Mon expérience

Là, ici, je tiens à vous dire que c’est MON expérience, teintée de mon jugement. Je n’ai été bénévole qu’à un seul endroit et ce n’est définitivement pas partout pareil et différent pour chaque personne aussi.

Ce que j’ai aimé

Les rencontres

Des gens magiques, autant les locaux que les autres bénévoles et certains clients, qui vont rester dans ma mémoire à jamais. Certains sont devenus de très bons amis, avec qui j’espère garder contact très longtemps.

La possibilité de vraiment s’imprégner

On ne va pas bénévole en voyage pour 2 semaines. (De toute façon, les endroits acceptent rarement les bénévoles pour moins d’un mois). Ça permet de réellement se poser, de prendre le temps de vivre tranquillement, de s’imprégner de la culture locale, de vivre de manière hyper simple. Ce côté me manque beaucoup.

Ça ne coûte rien

Définitivement un gros plus. Selon l’endroit que vous choisirez, vous allez même vous retrouver à économiser pendant que vous voyagez, puisque vous n’avez aucune dépense! C’était tellement génial de voir mon compte en banque rester au même niveau, au lieu de descendre constamment.

  Épinglez-moi!

Épinglez-moi!

Ce que j’ai moins aimé

Au final, je vais être bien honnête, je sors de l’expérience un peu amère. Mais pour diverses raisons, dont plusieurs sont uniquement reliées à ma personnalité et ma situation.

D’abord, l’endroit où j’étais a complètement changé durant mon séjour. Au départ, c’était très hippie/yoga/communauté/back-packer. L’ambiance était l’fun, les clients étaient super intéressants, venaient d’un peu partout à travers le monde, les gens étaient là pour faire du yoga, apprendre à surfer, échanger… Sérieusement, mes 2 premiers mois étaient MAGIQUES. Rien à dire de négatif.

Puis, l’été est arrivé, il y a eu un changement de propriétaires, et l’endroit est comme devenu un “Cancun”. Gros partys 4-5 soirs par semaine (quand c’est la 3e nuit de suite que tu te fais réveiller parce que quelqu’un vomit à côté de ta chambre, c’est tannant), gros bordel chaque matin (que les 2-3 personnes matinales devait ramasser avant que les clients se lèvent. Vous comprendrez que j’en faisais partie et que ça me faisait chier. Je trouvais ça injuste de ramasser le bordel du staff de la veille qui était trop saoul pour ranger comme il faut.), personnes qui baisent un peu partout (ça rend les voyages au toilette en pleine nuit un peu malaisants!)…

Bon, c’est peut-être la vieille mémé en moi, mais cette ambiance n’était pas pour moi. Ça me rendait incroyablement irritable. J’étais littéralement au paradis, mais de mauvaise humeur quotidiennement. Trouvez l’erreur.

Tout ça, combiné au fait que je “travaillais” chaque jour depuis plusieurs mois – non ce n’est pas du travail demandant et oui, c’est juste quelques heures par jour (6, tout au plus), mais le fait de le faire CHAQUE jour finit par te rattraper. Ce qui m’amène au point suivant…

Vous ne voyagerez pas

La plupart des endroits demandent un travail 5 ou 6 jours par semaine. Souvent 6. Avec une journée de repos par semaine (où vous finirez souvent par travailler un peu de toute façon, pour rendre service, pour remplacer quelqu’un, etc.), impossible d’aller visiter et de vous promener. Donc oui, vous serez dans un autre pays, mais ne connaitrez pas vraiment autre chose que le village où vous êtes.

Et, encore là, c’est mon expérience personnelle, mais où j’étais, c’était compliqué demander congé. En 4 mois de travail, Stan et moi on a eu 3 jours de congé où on a pu partir visiter un peu. C’est certain que c’est plus compliqué d’organiser les congés pour deux personnes, mais quand même, c’est très peu!

Êtes-vous un “people’s person”?

J’ai découvert que moi, non. Ben… oui, mais pas au-delà d’une certaine limite. J’aime rencontrer des gens, j’aime interagir. J’ai tellement de fun à animer des retraites, à rencontrer des gens dans des événements, etc. Mais après 3 mois à répondre aux MÊMES questions chaque jour (parce que chaque nouveau client va vous poser les mêmes questions, c’est garanti), je n’avais juste plus de patience. J’étais au bout du rouleau de mes social skills je pense. Pas parce que les personnes étaient méchantes ou moins intéressantes là! Juste parce que moi, j’étais tannée. J’ai réalisé que j’aime les gens, mais j’ai vraiment besoin de mes moments de solitude. Vous êtes peut-être comme ça aussi! Alors habiter avec 30 personnes durant des mois n’est peut-être la bonne option ;)

Vous n’aimerez pas tout le monde

Certaines personnes avec qui vous travaillerez seront DES AMOURS. Des perles. Des soies. Rendront votre quotidien vraiment magique et spécial.

Et d’autres… vous feront chier et rendront votre quotidien vraiment plus difficile. Vous vivrez en très grande proximité avec ces gens (peut-être même que vous partagerez un dortoir avec eux) et les côtoierez au quotidien. Donc quand ça ne va pas avec quelqu’un, c’est beaucoup plus difficile sur le moral.

Mes recommandations

Sincèrement, je vous recommande l’expérience! Mais pour que ce soit le plus agréable possible, voici mes conseils :)

Ne restez pas plus d’un mois au même endroit – vous éviterez de vous tanner de l’endroit, varierez vos expériences (et vos lieux de voyage) et resterez plus sympathiques avec les clients :)

Alternez entre des périodes de bénévolat et des périodes de voyage – profitez vraiment de l’expérience d’être dans un autre pays!

Recherchez, si possible, des endroits qui donnent 2 jours de congé par semaine. Déjà là, ça permet de mieux décrocher de faire des petites escapades aux alentours.

Alors, allez-vous tenter l’expérience?